The Company
L’histoire débute en 1954 à Berlin, cœur même de la guerre froide où Harvey Torrita, le chef local de la CIA ? Surnommé  » le sorcier  » – et son assistant, Jack McCauliffe, tentent de faire passer à l’ouest des transfuges du KGB. Les informations que ces derniers peuvent livrer sont capitales ; elles concernent la présence d’une taupe aux plus hauts échelons de la CIA. L’échec d’une des principales défections apporte la preuve de cette trahison. Mais reste à trouver le coupable… Cette quête sera le combat personnel de Torrita et McCauliffe pour les années à venir, impliquant aussi bien le MI6, le Mossad, que le KGB… Mais une fois le traître découvert, les problèmes rencontrés lors des crises de Budapest puis de Cuba apportent à leur tour la preuve qu’il n’agissait pas seul. Une autre taupe, aussi dangereuse, met en péril toutes les opérations de « The Company », avec en réalité pour objectif la destruction définitive du camp occidental, grâce à un plan machiavélique…

Épisode 1

Basé sur du matériel solide et reconnu, à savoir le livre de Robert Littel, ce premier épisode ne réussit pourtant pas à convaincre. Suite d’évènements prévisible, personnages translucides, on regarde sans jamais être surpris. En fait, il y a beaucoup de ressemblance avec The Good Shepherd de De Niro, mais Chris O’Donnell n’a pas le talent de Matt Damon. Michael Keaton et Alfred Molina reviennent heureusement sur le devant, mais trop tard pour nous sortir de l’ennui.

Épisode 2

La révolution en Hongrie en 1956 suivit de la Baie des Cochons, tout un programme. Malheureusement, cette seconde partie souffre des mêmes défauts que le précédent épisode. Des personnages sous exploités, dont Natasha MacElhone venue jouer les contacts avec la CIA le temps d’un demi-épisode. La partie hongroise est quand même assez claire et développée en comparaison avec la préparation et l’échec du débarquement de la Baie des Cochons. Le montage chaotique nous fait passer d’un préparatif à l’autre, mais en nous occultant la majorité. Le fait que l’on ne se fixe pas sur un personnage durant cette période, contrairement à la partie sur la Hongrie, cela nous laisse dans le vague. Jack arrive avec les révolutionnaires, puis il débarque. Les pontes de la CIA débattent. Et notre espion russe là-dedans ? Il est encore moins présent que dans la première partie.

Ce coup-ci ce n’est plus trop la déception, après le premier épisode on savait à quoi s’attendre, par contre, malgré que l’Histoire de cette époque soit plus intéressante, on n’est pas plus captivé, ce qui est quand même dommage.

Épisode 3

Épisode centré sur la découverte de Sasha, le traitre. Je ne vais pas révéler qui il est même si pour ma part je le soupçonnais depuis un bout de temps. D’ailleurs, en procédant par élimination, il est assez facile de le trouver. Pour ce qui est de cet épisode en général, il est meilleur que les précédents. Il semble que le fait que tous les protagonistes se trouvent, à peu près, au même endroit, nous a épargné le montage anarchique des précédents épisodes. Pour faire claire, on a moins l’impression de rater la moitié des évènements.

Le mot de la fin

Déception serait surement le mot qui définirait le mieux cette mini-série. Grosse production, un casting de qualité, un livre bien épais et acclamé par les critiques et le public comme matériel de base. Que fallait-il de plus ? Et bien, dur à dire, mais il est clair que c’était facilement perfectible.