The Deep End - Pilot (1.01)

Dylan, Liam, Abby, et Beth sont quatre nouveaux associés dans une des plus grosses firmes d’avocats de Los Angeles. Ils doivent faire leur travail dans un environnement à forte compétition qui n’est pas facilité par des patrons qui abusent de leur disponibilité.

Bienvenu dans une grande firme d’avocats fortunés et à succès comme il y en a tant à Los Angeles. Voici Dylan, Liam, Abby, et Beth quatre jeunes diplômés de très haut niveau qui ont passé une sélection drastique pour parvenir où ils sont aujourd’hui et vont se battre pour y rester, justement. Ça ne va pas être facile, car à la tête de la firme, un ancien associé revient juste à temps pour créer une guerre de pouvoir et tenter de donner une âme à son entreprise.

Voilà comment tout débute et, il faut le reconnaitre, on a vu largement plus original et à bien des niveaux. Car en plus d’un scénario déjà vu, la série bénéficie de ce que j’appelle la touche ABC : décors aseptisés sans une trace de poussière, musique d’ambiance aussi impersonnelle et formatée que la réalisation, et enfin, la couche d’histoires soapesques dispensables qui vient juste alléger le ton et alourdir le visionnage.

Ce premier épisode va donc nous introduire à un groupe de personnages trop beau pour leur bien-être qui nous permette de découvrir le monde de requins dans lequel ils évoluent. Voyez-vous, leur vie est dure, car ils doivent travailler comme des fous – mais on toujours le temps pour aller prendre un verre – et réussir à satisfaire leurs patrons qui, eux, se la jouent guerre des tranchées. D’un côté Hart Sterling (Clancy Brown) qui revient pour reprendre les commandes, et de l’autre, Cliff Huddle (Billy Zane), qui les tient depuis trois ans. Hart est un gentil, il fait du pro bono. Cliff est méchant, parce qu’on le surnomme The Prince of Darkness (ça évite les confusions) et parce qu’il veut faire des profits. Accessoirement, il trompe sa femme.

Bref, le coup classique de l’opposition entre les avocats qui se dévouent pour aider leurs pauvres clients et ceux qui veulent alourdir leurs portemonnaies en aidant les méchantes corporations. Si on ajoutait un peu de comédie musicale, quelques visions et ce serait de nouveau Eli StoneTom Amandes a déjà repris son rôle d’ailleurs !

Je ne vais pas continuer à tenter de pointer tout ce qui n’est pas innovant ou même intéressant dans ce Pilot, car si on excepte le beau panel de guest stars – Kate Burton, Meredith Monroe, Timothy Omundson, Noa Tishby – et les quelques bons acteurs qui auraient mieux à faire – Clancy Brown principalement –, il n’y a pas grand-chose à retenir.

The Deep End n’apporte rien au genre et ne semble pas vraiment essayer d’être autre chose qu’un produit de consommation rapide. Sur la grille du jeudi soir, il n’y a plus vraiment la place pour ça.