Pete Kaczmarek et Nick Morelli sont deux avocats de Las Vegas qui vont devoir revoir toute leur stratégie après que leur client leur ait annoncé qu’il décidait revenir en arrière et refuser l’offre du procureur pour tenter sa chance devant un jury.

The Defenders est une série judiciaire de CBS qui n’a rien à voir avec son ancêtre du même nom déjà diffusée sur cette même chaine il y a pratiquement 50 ans. À l’heure où tout est remake et adaptation, il faut le préciser.

La première The Defenders parlait d’avocats spécialisés dans les dossiers complexes et dans les sujets sensibles. La nouvelle nous emmène à Las Vegas avec un duo bien moins vertueux qui ne se gêne pas pour tordre les règles au possible afin d’obtenir ce qu’il y a de mieux pour leurs clients.

Concrètement, ce sont des joueurs qui aiment le risque et sont prêts à le faire devant un juge et un jury.

Mais The Defenders n’est pas le type de série judiciaire qui joue avec les subtilités de la loi, préférant prendre une approche plus orientée sur l’humain. Pete et Nick ne sont pas des showmen, mais presque, et ils ne sont pas la fleur de leur profession, ce qui ne les empêche pas d’être performants.

C’est en tout cas ce que ce premier épisode nous montre en s’intéressant plus aux avocats qu’au dossier qu’ils défendent. Le but étant clairement d’imposer sans nuance les deux personnalités distinctes que nous allons suivre.

Pete est le charmeur opportuniste, tandis que Nick est le vieux roublard passionné par son travail, mais distrait par l’alcool et sa séparation avec sa femme. Ils forment un duo efficace auquel on ajoute une nouvelle, Lisa Tyler, jeune diplômée qui était stripteaseuse pour payer ses études et qui a en elle une âme d’idéaliste et une certaine hargne.

Quoi qu’il en soit, même si The Defenders ne veut pas prendre le même ton que beaucoup de ses semblables, elle reste une série judiciaire et le procès de l’épisode sert donc de moteur à toute l’histoire. Rapidement, tous les enjeux sont posés et le suspens essaie d’être maintenu jusqu’au bout grâce à divers twists, avec un succès mitigé.

The Defenders réussit en tout cas à installer son style et le fait avec plus de retenue qu’on aurait pu le croire. Avec le décor et les personnalités décrites, le résultat final est presque sobre, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose, car un brin de folie supplémentaire aurait certainement aidé à marquer une véritable différence, mais la crédibilité aurait probablement été attaquée.

Au final, c’est un démarrage convenable et conventionnel qui devrait séduire le public de la chaine et, possiblement, les fans des acteurs. Les adeptes du genre risquent par contre de rester sur leur faim.