Sean et Collier font équipe pour retrouver Vicky. Cette dernière, avec Carter, se prépare pour l’élimination de Leila, alors que le Président Martinez demande des renseignements à Sophia après avoir reçu un coup de téléphone de la part d’un non humain.

Au vu du style narratif, impliquant rebondissements et action, il n’est pas trop étonnant de se retrouver devant un épisode du style de « A Matter of Life and Death », monnaie courante dans ce genre de séries. Le rythme doit forcément occasionnellement freiner, et c’est ce qui se passe. Cela serait par contre bien plus digeste si les scénaristes se montraient moins présomptueux dans la dernière partie de l’épisode.

Ainsi, la plupart des protagonistes sont en stand-by, comprendre qu’ils attendent qu’un évènement leur fournisse le matériel nécessaire pour repartir de plus belle. Avant que cela n’arrive, ils font avec ce qu’ils ont, comme on peut le voir avec Blake Sterling, entre menace d’un collègue voulant se débarrasser de lui et début d’enquête autour de la résurrection des passagers.  La petite scène du début avec les interviews est assez bien faite, permettant d’imposer l’état d’esprit, avant de se diriger vers le seul qui nous intéresse réellement : Michael Buchanan. Bien entendu, il n’a pas grand-chose à fournir (quoi qu’on aurait pu lui demander de travailler pour faire un portrait), ce qui fait qu’il faut alors se tourner vers le Président pour que cette partie de l’histoire puisse décemment se poursuivre. L’épisode impose à l’aide de deux scènes la menace représentée par Thomas,  non humain à l’extérieur, responsable du crash de l’avion, de la survie mystérieuse des passagers, et des morts à venir, peut-on supposer. A l’évidence, il y a une volonté de montrer que Thomas n’a pas peur d’agir et les petits retournements de situations avec les passagers se montrent efficaces.

Dans ce domaine, l’épisode va quand même royalement se planter avec Leila, clairement pas aidée par le montage explicatif qu’on nous livre à la fin – ce qui est vraiment dispensable. Quoi qu’il en soit, la mascarade autour de Leila est assez visible, ce qui fait que la fuite de la demoiselle ne parvient pas à réellement prendre en intensité. Qu’il s’agisse de la petite comédie de ses kidnappeurs ou de la police, tout s’orchestre de façon un peu trop évidente, bien qu’on puisse quand même donner crédit aux flics, vu que je m’attendais dès sa rencontre à un petit plan ou regard noir pour m’expliciter qu’elle était tombée dans un piège. Enfin, ce n’était pas nécessaire vu que l’épisode prend le temps de nous éclaircir comment Leila a été manipulée.

Pendant que cette dernière cherche donc à échapper à ses kidnappeurs, Sean et Collier sont à la recherche de Vicky, seule piste qu’ils ont pour retrouver Leila. On reprend là où on s’était arrêté, pour fournir une petite course poursuite, histoire de débuter un épisode dans le rythme, avant que celui-ci ne s’éclipse au profit de flashbacks remontant à 5 ans, quand Sean a rencontré les parents de sa petite amie. Ses scènes ne se montrent pas forcément très pertinentes, mais servent un but assez clair : crédibiliser la relation entre Sean et Leila, ce que la série s’exerce à faire depuis le début, pour donner du poids et de la logique à leur action d’aujourd’hui. Leurs liens ont le mérite de ne pas être factice, et si ce n’est pas ce qu’il y a de plus palpitant au monde, il faut reconnaître que leur histoire et leur dévouement l’un envers l’autre parait crédible.

Enfin, avec cet épisode, The Event calme fortement le rythme, l’ensemble manquant clairement d’entrain, plongeant dans quelques travers propres à son genre.