Martinez tente de reprendre sa place de Président, alors que Sterling, Simon, Vicky et Sean poursuivent Sophia et Carlos à l’aéroport pour les empêcher de relâcher le virus.

Nous voilà arrivé à la fin de saison et de série de The Event. Tout a été mis en place pour l’arrivée du peuple de Sophia, et c’est donc autour de cet évènement que le final s’articule.

Bien entendu, il faut gagner du temps, et le fait que Martinez ne retrouve pas directement son siège de président s’articule définitivement comme une technique pour éviter d’aller trop vite. Jarvis se sera montré obstiné jusqu’au bout, et il se fera lamentablement piégé à l’aide d’un enregistrement. Sophia le manipulait à l’aide d’un orgueil mal placé et d’une carence affective à grande échelle. Pour le coup, le fait qu’il se fasse avoir comme un amateur s’inscrit dans un cheminement logique, car l’homme n’était clairement pas très réfléchi.

Il faut quand même donner un certain crédit à Blair Underwood pour avoir, tout particulièrement dans la dernière partie de saison, fait preuve d’une conviction à toute épreuve. Déterminé à délivrer ses lignes de dialogues comme il se doit, qu’importe leur qualité, il aura ainsi créé une sorte de ciment fictif maintenant les plus mauvais bouts d’intrigues ensemble par sa volonté – et c’est admirable !

Enfin, Sophia se trouve en route pour relâcher le virus, et Sterling, Simon, Sean et Vicky se dirigent vers elle pour l’arrêter. Quoi de mieux qu’un aéroport, à la fois lieu spacieux, mais délimité pour confiner l’action et le danger ? Ce n’est pas pour cela que The Event parvient à instaurer un suspense palpable. En effet, la menace qu’incarnent Sophia et son virus s’est toujours présentée comme une dérive narrative, sorte de fumée dissimulant l’évènement plus important – l’arrivée du peuple de Sophia. Ce n’est pas pour autant que le virus ne se devait pas d’être relâché, ou du moins que l’on puisse croire temporairement que cela serait le cas. Le pire étant clairement la scène entre Sophia et Sean, dont le discours ne devrait avoir aucun effet au vu de sa banalité. À part illustrer la détermination de Sean – il en faut bien pour avoir persisté ainsi -, on ne peut pas dire qu’il était vraiment inspiré. Pas la peine de s’arrêter sur Leila, dont le faux mystère médical est d’un classicisme à toute épreuve.

The Event nous mène ainsi à une conclusion qui, à l’image de bien d’autres séries de genre, s‘achève sur une ouverture pour la suite, qui semble clamer que le plus gros était à venir, mais qu’on ne le verra jamais. Il ne risque pas d’y avoir de regrets de ce côté-là ; s’il faut reconnaître que la scène finale était difficilement prévisible sous cette forme, et plutôt bien faite (en laissant de côté la non-crédibilité scientifique), elle sonne principalement comme un rappel de tout ce qu’il a fallu traverser pour en arriver là. Est-ce que cela en valait la peine ? Malgré certains efforts narratifs, pas vraiment