The Flash Saison 3 Episode 3

Que feriez-vous si vous deveniez la personne la plus rapide au monde ? Maintenant à sa saison 3, The Flash ne cherche plus vraiment à répondre à une problématique de ce genre, avec ces méta-humains qui se transforment rapidement en criminels en puissance et tous ceux qui souffrent du complexe du héros.

Au moins, Magenta – méta-humaine donnant son nom à l’épisode – se révèle être un peu plus complexe que cela, même si cela revient à simplifier une maladie mentale qui, mélangé avec des super-pouvoirs, réclamait une écriture plus habile. Reste qu’après une reprise difficile, cette approche est enthousiasmante.

Magenta est aidé par le retour de Harrison Wells et de sa fille Jessie Quick sur notre bonne vieille planète. La seconde est maintenant une speester, une situation que son père a des difficultés à gérer et l’a donc poussé à revenir sur Earth-1 pour obtenir l’aide de l’équipe de STAR Labs.

The Flash continue ainsi le travail amorcé dans le précédent épisode qui est de rétablir une dynamique de groupe solide et qui serait tout simplement incomplète sans Harry. Les effets du Flashpoint se révèlent toujours à nous, avec maintenant le mérite d’être bien moins pesants et plus intéressants. Les scénaristes utilisent l’évènement comme il se doit, en faisant des changements qui ont pour but d’améliorer l’efficacité de l’équipe ou d’éliminer un problème qui aurait dû être géré plus tôt.

Cet épisode de The Flash cherche donc à reconnecter avec ce qui fait l’essence de la série, avec le groupe travaillant pour stopper une méta-humaine avant qu’il ne soit trop tard. La condition particulière de Frankie (Joey King), adolescente en famille d’accueil abusée par son père, fait d’elle une sorte de victime plus qu’une méchante à arrêter. Les scénaristes l’emploient pour compléter leur discours sur la responsabilité individuelle et l’importance d’être entourée de proches qui nous font confiance et nous soutienne.

C’est loin d’être nouveau dans une série où son héros ne cesse de répéter ses erreurs dans le but de chercher à faire ce qu’il croit bien – même quand on lui a dit de ne pas le faire car cela aurait de graves conséquences. Les scénaristes comptent judicieusement à la fois sur Harry et Joe pour délivrer les bons mots et parvenir à rendre émotionnels des discours convenus. Et cela fonctionne assez bien.

Cela ne compense bien évidemment pas le fait que le besoin de Jessie et de Wally d’être un super-héros n’est pas abordé aussi frontalement qu’il le faudrait. Joe n’a pas de chance dans cette histoire, car Wally se révèle presque aussi idiot que Barry lorsqu’il est question de prendre une décision.

Le jeune homme n’est pas sans potentiel, si ce n’était pour une écriture qui ne cesse de l’entrainer dans la pire des directions possibles sans vraiment se confronter aux névroses du personnage. S’il est sous entendu que cela vient des rêves lui rappelant son autre existence, ce n’est pas nouveau pour Wally de vouloir jouer au justicier.  Il faut dire que dans l’univers de The Flash, pouvoir courir vite signifie se jeter tête la première dans le danger si possible dans le but de jouer au héros. Jessie ne vaut pas mieux que Barry sur le sujet.

The Flash saison 3 commence définitivement à trouver ses marques avec ce troisième épisode. Le retour d’Harry avec sa fille n’y est pas pour rien, aidant l’ensemble à reprendre forme et aller de l’avant. La relation entre Barry et Iris est peut-être ce qui l’incarne le mieux, le couple ayant définitivement fini de se tourner autour et doit maintenant trouver un nouvel équilibre. Des efforts sont certainement faits pour que cela fonctionne et on peut finalement dire du même du reste, Flashpoint commençant à révéler ses effets plus positifs.