The Following : même les tueurs en série ont des amis (saison 1)

The Following : même les tueurs en série ont des amis (saison 1)

Lorsque le tueur en série Joe Carroll s’échappe de prison, Ryan Hardy, ancien agent du FBI responsable de sa capture, doit retourner sur le terrain pour assister l’agence dans cette chasse à l’homme. Rapidement, Hardy découvre que Carroll a créé un culte de tueurs fanatiques autour de sa personne et qu’il est déterminé à raconter une histoire particulière dans laquelle son poursuiveur joue un rôle.

Vendue comme le show à ne rater sous aucun prétexte quitte à l’enregistrer, The Following de Kevin Williamson promettait d’être un thriller psychologique haletant avec Kevin Bacon toutes les semaines sur notre petit écran. Ma foi, il y avait de quoi être alléché, et les débuts, sans être transcendants, semblaient au moins nous assurer 15 épisodes divertissants dans le registre.

Kevin Bacon campe donc Ryan Hardy, un ancien agent du FBI qui a fait ami avec la bouteille d’alcool et qui est connu pour avoir capturé le tueur en série Joe Carroll – interprété par James Purefoy. Ce dernier s’est, au cours de son séjour en prison, transformé en sorte de psychologue pour toute personne à tendance violente à la recherche d’une approbation. Il va leur fournir et les pousser eux aussi à devenir meurtrier. Il est alors le gourou d’un culte prêt à tout pour lui.

« Pourquoi pas ? » dirons-nous, à partir du moment où la série parvient à légitimer son concept. Cependant, de ce côté-là, elle va être plus que bâclée, et il faudra boucher les trous soi-même. Les Followers (comme ils sont appelés) de Joe Carroll sont dévoués à la cause, mais pendant très longtemps, leurs motivations seront assez brumeuses. C’est dommageable au scénario dans le sens où on en suit un certain nombre tout du long de la saison et que par conséquent, on doit s’intéresser à eux. Or, le traitement psychologique tient à peine debout et quand Carroll lui-même finit juste par dire que tout ceci n’est que du conditionnement, c’est trop tard, le mal a été fait. Le show ne parvient pas à renverser la vapeur et nous offrir le thriller promis. Au moins, plus on avance et plus les fanatiques de Joe se montre déglingué, à l’image du tueur lui-même qui, dans les derniers épisodes, a pété un câble. Sur ce plan, cela permet à James Purefoy de varier quelque peu sa partition, ce qui ne fut pas une mauvaise chose.

Le FBI mène donc plus qu’une chasse à l’homme, vu que Joe Carroll mène à sa façon la danse et ses admirateurs viennent compliquer le travail de l’agence. La confrontation entre Carroll et Hardy prend forme avant tout grâce à leur relation commune avec Claire, l’ex-épouse du tueur pour laquelle Ryan a des sentiments. Le reste, c’est plus ou moins du vent pour occuper les épisodes, leurs échanges n’étant pas aussi fascinants que cela aurait dû l’être.

Quoi qu’il en soit, en plus d’avoir rencontré des difficultés à totalement légitimer le culte autour de Carroll, The Following ne parvient pas à être consistante du côté du FBI. Pour créer des retournements de situations en tous genres, le show va décider de s’éloigner de toute crédibilité sur la façon dont les forces de l’ordre poursuivent un tueur. L’incompétence du FBI a été abordée dans un billet que vous pouvez lire en cliquant ici. Ils apparaissent franchement misérables à un certain point, accumulant les erreurs et ne semblant rien apprendre.

La cohérence de l’intrigue ou les développements plus pertinents des personnages sont donc sacrifiés au profit d’une histoire qui se doit de fournir de nombreux rebondissements pour maintenir en haleine. Seulement, The Following se rate complètement en ne prenant pas le temps de sortir ses protagonistes des stéréotypes dans lesquelles elle les a coincés ; elle empire les choses en donnant le jour à trop de scènes improbables. Les morts s’empilent, sans fournir vraiment de choc. Point tout de même positif aussi ridicule soit-il, Ryan Hardy appuie facilement sur la gâchette, au lieu de se perdre dans des discussions inutiles avec des gens qu’il ne peut pas sauver de toute façon.

The Following peut alors être qualifiée de ratage. Tout n’est pas à jeter, à commencer par la performance d’Annie Parisse ou les réflexions bien senties sur l’absence de talent d’écrivain de Joe Carroll (étrangement jouissif). C’est une bien maigre récompense, mais à partir du moment où on décide d’aller jusqu’au bout, il faut prendre ce que la série a à offrir – même si cela revient à s’enthousiasmer de voir (sûrement involontairement) les scénaristes admettre sa prévisibilité dans son final… avec un cliffhanger bien évidemment !

The Following saison 1 sera diffusée sur TF1 à partir du 28 janvier. La saison 2 commence sur FOX le dimanche 19 janvier.
Spoiler Alert!
Veuillez suivre les règles suivantes concernant les spoilers dans les commentaires :
1. Sur la critique d'un épisode, ce qui concerne les épisodes à venir est considéré comme étant spoiler (idem pour ce qui concerne les saisons).
2. Vous avez le droit de mettre des spoilers dans vos commentaires, mais le contenu sensible doit être placé entre les balises <spoiler>....</spoiler> afin de protéger les autres lecteurs.
Critictoo Newsletter
Inscrivez-vous à la newsletter Critictoo pour ne plus rien manquer de l'actualité du site, des séries et plus.
©2006-2017 Critictoo, le webzine des séries TV - powered by Wordpress. Critictoo.com participe au Programme Partenaires d'Amazon EU, un programme d'affiliation conçu pour permettre à des sites de percevoir une rémunération grâce à la création de liens vers Amazon.fr.
Nos partenaires : DVD Series | Amazon | HypnoSeries | Tous nos partenaires

Critictoo dans ta boite mail !

Recevez notre Newsletter hebdomadaire pour suivre l'actualité, découvrir des séries et ne rien manquer tout simplement.
Inscris-toi !
close-link