The Forgotten - Pilot (1.01)

The Forgotten Network est un groupe qui aide à résoudre des affaires de personnes non identifiées, une fois que la police ne peut plus s’en occuper. Menée par Alex Donovan, ancien policier, l’équipe travaille à découvrir qui est la jeune fille retrouvée morte dans les bois.

Dans sa tentative de diversifier sa cible, et par la même occasion, de se CBS-iser un peu, ABC ne pouvait pas trouver mieux qu’une série policière produite par Bruckheimer.

The Forgotten, c’est l’histoire de civils qui enquêtent sur des morts non identifiés, pour apporter un peu de paix à des familles vivant dans l’angoisse. Le pilote nous introduit donc à l’univers très codifié de la série, que cela passe par sa mise en scène au background de ses personnages.

Mark Friedman va plus qu’user de situations clichées tout du long de l’épisode. Nous avons ainsi le droit à l’arrivée au sein du groupe d’un petit nouveau, Tyler, condamné par la justice, pour avoir tagué un immeuble, à faire un paquet d’heures au service public. De cette façon, à travers son regard, on découvre le fonctionnement du Forgotten Network, en même temps que ceux qui y consacrent leurs heures perdues.

Le groupe est avant tout mené par Alex Donovan (Christian Slater), ancien flic, dont le passé sera vulgairement évoqué au cours de l’épisode, pour nous dévoiler dans la scène finale ce dont il retourne réellement, et qu’on avait déjà compris, à quelques détails près. Ce n’est pas comme si nous n’avions pas l’habitude de ce type de petite mise en scène.

Le concept du show tend déjà à nous montrer à quel point les protagonistes, manquant singulièrement de force de caractère, sont remplaçables. De la flic avec qui Donovan est en contact, à l’équipe formée de Candace, Walter et Lindsay, ils répondent tous à une exigence scénaristique, faisant ressortir un côté très préfabriqué. Ce n’est pas une surprise que cela soit ainsi, mais il est évident que c’est la grosse faiblesse du show, qui va devoir améliorer cela.

Sortant de la boite de production Bruckheimer, on se sent aussi techniquement en terrain connu. De la réalisation au travail d’image. On ne pourra pas dire que ce n’est pas bien emballé, même si cela manque quelque peu de personnalité.

Alors, finalement, pourquoi suivre The Forgotten ? C’est un peu la grande question. Ce serait mentir de dire que ce n’est pas regardable, mais il y a déjà sur le petit écran des séries du même genre qui lui sont supérieures, et qui mérite bien plus notre attention. Un épisode à l’occasion ne fera sûrement pas de mal, mais ce pilote ne promet réellement rien de plus.