Le vieux roublard Dan Stark fait équipe avec le jeune détective Jack Bailey au service des petits crimes. Les deux enquêtent sur le vol d’un humidificateur, qui va les entrainer sur une affaire de drogues.

Avant de lancer officiellement la série en juin, la Fox offre une petite preview à The Good Guys, en la diffusant avant American Idol.

The Good Guys, c’est donc une histoire vieille comme le monde, avec deux flics que tout oppose – dans leur méthode et leur style – et qui sont pourtant parfaits ensemble. C’est Colin Hanks, Bradley Whitford et une moustache ! Le duo (ou trio!) sera à la fin complété par une voiture, de façon à pousser le cliché de l’improbable duo policier jusqu’au bout. Quoi qu’il en soit, les acteurs sont clairement la force de la série, ayant une dynamique impeccable et réussissant à jouer parfaitement avec les stéréotypes qu’on leur impose.

La série de Matt Nix – aussi créateur de Burn Notice – ne laisse pas trop de place à autre chose, décidant donc d’exploiter à fond les clichés du genre policier des années 80. En fait, si la série s’en moque, elle est aussi à sa façon construite autour de cela. C’est là que The Good Guys échoue quelque peu, ne réussissant pas trop à bien équilibrer ses deux parties – la parodie et la simple série policière des 80’s.

L’histoire a donc tendance à partir dans tous les sens, le moindre prétexte étant bon pour faire sortir les flingues et tirer à tout va. Épaulé par des plans de caméras et des mises en scène très référentielles, on nous expose ici clairement l’excès et l’exubérance de la série.

Cela est appuyé par une volonté trop prononcée de nous faire comprendre que Dan Stark est un vieux de la vieille. Il est encore dans la police, car il a sauvé le fils du gouverneur il y a 25 ans de cela. C’est avec les clichés de son époque que l’on joue et le fait qu’il est assez dépassé par les nouvelles méthodes. Seulement, « back in the days« , c’est bien sympa, mais à force de nous le répéter, cela devient plus que lassant. C’est donc de façon très grossière qu’on nous expose le passé du personnage, qui finit par être poussif et perdre de sa saveur à force d’être continuellement rappelé.

Si The Good Guys nous introduit donc avec une certaine réussite à ses personnages – même les secondaires – , on ne peut pas réellement en dire autant de la mise en place, un peu trop bancal. Malgré cela, l’épisode offre la promesse d’une série policière décontractée et mouvementée.