The Good Wife – Alienation of Affection (3.12)

Le futur de Lockhart/Gardner est en jeu lorsqu’un couple, dont le divorce a été géré par le cabinet, les accuse d’avoir encouragé leur rupture à des fins financières.

Pour son retour, The Good Wife fait table rase des échecs de 2011 et nous prouve qu’elle est encore l’une des séries les plus intelligentes à la télévision américaine.

Et cela, sans se prendre au sérieux ! Car il y a beaucoup d’humour dans ce Alienation of Affection. De ce point de vue là, le costume de David Lee donne le ton d’entrée de jeu, tout comme la musique. Il est toujours aussi divertissant de voir cette foule d’avocats prestigieux se comporter comme des enfants, même si l’on a connu Eli plus combatif. Le problème est énoncé par Diane : il n’est pas là pour rester. Par conséquent, ni le spectateur, ni les scénaristes, ni le personnage ne sont investis dans ce nouveau rôle, simple escale avant la prochaine campagne.

Mais ce n’est pas parce que l’épisode est léger que l’intrigue judiciaire n’est pas solide, au contraire. The Good Wife a un talent indéniable pour accrocher son spectateur, même si celui-ci ne comprend goutte aux spécificités du jargon légal. Le jeu des parjures pourrait donner mal à la tête, mais il n’en est rien. En outre, la série réussit à faire monter une tension colossale avec la recherche d’un simple bout de papier qui, si égaré, pourrait avoir de lourdes conséquences.

Comme souvent, Alicia se retrouve au milieu de tout cela, ce qui ne fait qu’élever les enjeux. Heureusement, elle peut compter sur son amie retrouvée Kalinda et sur… Cary. Ce dernier fait une courte apparition pour témoigner, mais il s’agit sûrement du moment de génie de l’épisode, comme la série sait si bien les ménager. Celui-ci démontre une réelle évolution depuis le début, tout en maturité et en complexité. Un régal.

En parallèle, la campagne anti-Will de Wendy Scott Carr est toujours d’actualité. Il est donc temps pour l’avocat de se trouver son propre avocat. Le petit défilé des personnages réguliers est sympathique et prouve encore une fois que la série a su se créer un univers riche et réaliste. On se réjouit de le voir choisir Elsbeth Tascioni (Carrie Preston), véritable génie tête en l’air.

Enfin, Diane se voit affublée d’un nouvel intérêt romantique. C’est presque trop présent, mais on pardonnera ce petit écart soap, car Diane a bien mérité de se comporter comme une ado. L’australien est donc très sympathique, malgré le manque de finesse de son introduction. En tout cas, il est tout a fait son genre.

The Good Wife entame donc 2012 de façon plus que satisfaisante. L’affaire du jour est solide, sans pour autant en faire des tonnes. La série semble avoir retrouvé l’esprit de la géniale saison 2, en un poil plus débridé. Cela promet du bon pour la suite.

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