Lockhart & Gardner défendent le cas du «sniper de Northbrook» à la demande de son fils. Pendant ce temps, Owen, le frère d’Alicia, rend visite à sa sœur, après qu’une vidéo où il accuse Peter d’homophobie se soit répandue sur le net.

Encore un très bon épisode de The Good Wife cette semaine, qui parvient parfaitement à mêler les différentes intrigues tout en creusant la personnalité de son héroïne.

L’affaire qui occupe le cabinet aujourd’hui est rondement menée. On a même droit à une scène d’action, chose assez rare pour la série, qui s’intègre très bien à l’ensemble. Alicia va se retrouver mise de côté pendant une bonne partie du procès, compte tenu des ramifications politiques. On retiendra d’ailleurs sa confrontation finale avec Glen Childs. L’enquête en elle-même est intéressante, et les avancées successives s’enchaînent de façon naturelle, rien ne semble forcé.

C’est aussi l’occasion de revoir un peu plus Cary, qui est assez en retrait en ce début de saison. La scène où Kalinda « confesse » qu’il lui manque est plus forte qu’il n’y paraît, étant donné qu’elle ne se livre pas souvent. Celle-ci est toujours en compétition avec Blake, qu’elle suit pour découvrir qu’il fréquente des prostituées. Du moins, c’est ce qu’elle croit, car tout cela a l’air bien plus complexe. On n’en saura donc pas plus sur sa relation avec Will.

Ce dernier est plutôt absent cette semaine, on notera quand même une scène qui en dit long, lorsqu’il va annoncer à Alicia qu’elle est retirée du dossier. Cette dernière est d’ailleurs fort occupée avec l’arrivée de son frère, Owen. C’est probablement la meilleure partie de l’épisode. Le duo Dallas Roberts/Julianna Margulies fait des merveilles, et cette intrigue permet de voir Alicia sous un angle encore inédit. Sa relation avec son frère est clairement marquée par le divorce de leurs parents, le fait que Peter et lui se détestent n’arrangeant pas les choses. Néanmoins, il y a une grande complicité entre les deux, et le frère nous ouvre une fenêtre sur le côté vulnérable de l’héroïne. À ce titre, l’écriture de leur scène d’au revoir est juste parfaite. Le fait qu’Owen n’ait pas sa langue dans sa poche apporte donc de bons moments de comédie, mais également d’émotions.

En parlant de moments comiques, Eli organise un dîner pour encourager les pro-israéliens et les gays à voter pour Peter. Le repas tourne au vinaigre, pour notre plus grand plaisir. Entre les réflexions déplacées de Jackie, les piques acerbes d’Owen et le débat enflammé avec Grace, il est étonnant que Gold n’ait pas manqué de s’étouffer une seconde fois ! Une remarque sur Grace, je préfère largement ce type d’emploi des enfants, plutôt que le genre d’intrigues auquel on a eu droit la semaine dernière.

En somme, Breaking Fast est très réussi. Tout s’équilibre parfaitement, que ce soit la partie judiciaire, les scènes comiques, ou le développement les personnages. Dallas Roberts s’intègre très bien à la distribution et j’espère qu’on le reverra prochainement.

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