Alicia risque d’être rayée du barreau, après que la vidéo de son entretien avec Childs ait été rendue publique. Ce dernier l’accuse de violation du code de l’éthique, ce qui pourrait mettre un terme à la campagne de Peter.

Chaque nouvel épisode de The Good Wife est meilleur que le précédent. Les scénaristes semblent tenir une recette qui marche, et nous offrent une fois de plus un mélange parfait d’humour, de judiciaire et de politique, le tout de façon homogène.

Cleaning House joue sur deux intrigues principales : celle du procès, et celle de l’audition d’Alicia, qui va se révéler en connexion directe avec la campagne de Peter. En effet, après une sympathique filature, Eli découvre qu’il y a un nouveau candidat dans la course au poste de procureur, ou plutôt une candidate. C’est donc la juge Victoria Adler (Kate Burton) qui a donné la vidéo à la presse, dans le but d’affaiblir Peter, mais aussi Glenn Childs. Comme dans l’univers de The Good Wife tout est lié, Gold va demander à Diane de dissuader son « amie » de se présenter au poste, l’ironie de la situation donne lieu à un de ces éclats de rire jubilatoires dont Christine Baranski a le secret.

Dans un retournement de situation final, c’est quelqu’un d’autre qui va poser sa candidature, lors du gala de charité : Wendy Scott-Carr, ex-associée de Childs, aperçut lors de sa déposition l’épisode précédent. À mesure que cette intrigue s’épaissit, elle devient de plus en plus captivante.

L’audition d’Alicia nous ramènera jusqu’au Pilot (1.01), lorsque Peter avait donné un coup de pouce à sa femme. Si l’issue de la situation est évidente d’emblée, les protagonistes impliqués rendent le tout plus intéressant. Dans la pièce : Alicia, Will pour la défendre, et un Cary au meilleur de sa forme. Ce dernier pointe d’ailleurs avec justesse les interrelations qui font l’essence même de la série.

De son côté, Kalinda en a assez de jouer au chat et la souris avec Blake, et s’attaque à sa voiture avec une batte ! Une démonstration de violence totalement inattendue, suivie d’une scène de confrontation où la tension sexuelle est à couper au couteau. Kalinda se retrouve à nouveau en position de force, et va finalement continuer à jouer un peu plus longtemps avec son rival masculin. Le personnage de la détective est utilisé avec parcimonie, ce qui la rend d’autant plus excellente.

Mais la partie la plus réussie de l’épisode est sûrement le procès durant lequel Alicia est obligée de collaborer avec un autre avocat sur l’affaire d’une rave qui a mal tourné. Pour l’occasion, nous avons droit au retour de Mamie Gummer, qui reprend avec brio le rôle de Nancy Crosier, l’avocate faussement candide de Bad (1.13). Le personnage est ainsi un peu plus creusé, et c’est avec la même fascination qu’on la regarde manipuler son monde, sans en avoir l’air. Une protagoniste aux petits oignons donc, qui va finalement se révéler dangereuse pour Alicia.

C’est avec un plaisir partagé que notre good wife finira par la remettre à sa place, en obtenant un superbe verdict. Et c’est ce plaisir partagé, cette communion entre les personnages et le spectateur qui rend Cleaning House si bon. Que ce soit lorsque Kalinda saccage la voiture de Blake, ou le «Who’s Wendy Scott-Carr final d’un Eli furieux, les pensées et les sentiments du spectateur paraissent s’incarner à l’écran. La saison 2 semble accorder plus de place à cette interactivité (qui passe aussi par un humour plus présent), plutôt que de jouer la carte du 100% cryptique.

C’est donc encore un très bon épisode de The Good Wife, et on ne s’en lasse pas. En bonus, Elizabeth Reaser et Edward Herrmann jouent les guest stars. Que demander de plus?

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