Lockhart/Gardner défend un patient dans une affaire de transplantation de foie contre l’avocate Patti Nyholm ; cependant, le dossier prend un tournant inattendu lorsque Patti est renvoyée du cabinet et demande à Lockhart/Gardner de la représenter. Pendant ce temps, Alicia doit gérer sa séparation avec Peter, après avoir appris son aventure avec Kalinda.

The Good Wife revient sur les écrans après trois semaines d’absence, et s’engage ainsi dans les trois derniers épisodes de sa saison 2. Cette année, la série a été d’une grande constance sur le plan qualitatif, et elle a su éviter de nombreux pièges. C’est encore une fois le cas avec In Sickness.

L’intérêt se portait évidemment sur la résolution du cliffhanger précédent et la façon dont Alicia allait réagir après avoir découvert que Peter et Kalinda avaient couché ensemble. Depuis le début de la série, des critiques se sont portées sur le stoïcisme permanent d’Alicia, mais c’est celui-ci qui, aujourd’hui, donne d’autant plus d’impact à sa détresse émotionnelle.

Faire déménager Peter dans la soirée était un peu trop gros pour être crédible, mais rajoute une tension dramatique certaine. Il va sans dire que Julianna Margulies et Chris Noth sont tous les deux brillants. La première opère un changement sans faille sur l’héroïne blessée, mais pas brisée. C’est d’autant plus tragique qu’Alicia aura passé plus d’un an à essayer de sauver son mariage pour en arriver à ce qui semble être un point de non-retour, puisqu’elle n’envisage même pas une thérapie de couple.

Les explications avec Peter n’auront pas lieu, il est encore trop tôt pour cela. À la place, la série fait la part belle aux rôles secondaires et à leurs réactions. Sans surprise, les enfants sont défaits par la nouvelle de la séparation de leurs parents. Comme toujours, le politique vient intelligemment se mêler au privé et chacun devra taire les bouleversements familiaux, au risque qu’ils deviennent publics.

L’affrontement avec Jackie est, lui, plus violent. La mère qui a toujours pris le parti de son fils vient poser les questions qui font mal, alors que les plaies d’Alicia sont encore à vif. Le manque de finesse de l’une, associé à la colère froide de l’autre, fait des étincelles. Dans un autre registre, sa conversation avec Eli sort du lot par sa sobriété, où le directeur de campagne montre à quel point il peut être humain et n’est pas qu’un politique cynique.

Cette révélation aura permis d’ouvrir la porte à un vaste champ de possibilités, aux vues du nombre de protagonistes impliqués. La suite devrait se concentrer sur Will, l’amant potentiel, et Kalinda, qu’Alicia semble pour l’instant trop haineuse, ou trop meurtrie, pour affronter. Si l’écriture est du niveau de sa dispute finale avec Peter, la fin de saison va être très prometteuse.

À côté de cela, et ce, malgré son fond dramatique, l’affaire du jour amène un vent de légèreté et assure la partie divertissement. Plus que l’affaire en elle-même, défendue par une Alicia que sa séparation a rendue plus mordante, ce sont les coulisses qui font le spectacle. La toujours très drôle Martha Plimpton revient dans le rôle de l’avocate sans foi ni loi Patti Nyholm. Entre l’utilisation opportuniste de son bébé et son jeu d’agent double pour Lockhart/Gardner, elle fait le sel de l’épisode.

Au final, In Sickness se révèle une mise en bouche efficace pour la fin de la saison. Mais comme avec toute mise en bouche, on reste sur sa faim et on est impatient de voir comment tout cela va s’agencer.

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