À la demande de la fille de la victime, le cabinet poursuit un meurtrier qui perçoit des royalties sur une chanson décrivant son crime. Pendant ce temps, Eli utilise anonymement le cabinet pour aider Natalie Flores et sa famille avec leurs problèmes judiciaires.

Après quelques épisodes mouvementés, The Good Wife ralentit le rythme. S’il n’y a pas beaucoup d’avancées en terme d’intrigue, le résultat n’en est pas moins satisfaisant.

Killer Song reprend là où l’épisode précédent s’était conclu et on retrouve une Kalinda pour le moins déstabilisée par la sortie fracassante de Blake. De façon logique, Alicia est la première qu’elle appelle. Dans leur conversation, on se rend bien compte que leur amitié pâtit déjà de ce terrible secret qui refait surface, mais aussi que cela remet en cause toute leur relation, construite sur un mensonge. C’est d’autant plus dommage qu’elles s’étaient énormément rapprochées en l’espace d’une saison et demie. Tout l’épisode joue d’ailleurs sur l’hésitation de Kalinda à tout avouer à Alicia, mais qui ne le fait pas. Dans un sens, leur amitié est la seule relation positive et stable que la détective ait dans sa vie, une bonne raison de s’y accrocher le plus possible.

Elle se tourne donc, une fois de plus, vers Cary, pour découvrir où en est vraiment cette histoire. Là encore, on réalise que les personnages ont fait beaucoup de chemin, et n’hésitent plus à s’entraider en cas de coups durs, même s’ils n’ont rien à y gagner, voire quelque chose à y perdre.

Enfin, Kalinda passe voir Peter. Chris Noth renvoie parfaitement cette impression que le politicien et sa femme avaient enfin réussi à passer à autre chose, et le timing de la révélation a un caractère presque tragique. Néanmoins, la réflexion d’Alicia sur le « calme après la tempête » confirme l’incertitude de ses sentiments, décidément toujours aussi impénétrables.

Pour le coup, le procès du jour ferait presque office d’accessoire, la série ayant déjà été plus inspirée. Ce n’est pas mauvais, mais, une fois n’est pas coutume, c’est la partie la moins prenante de l’épisode. Outre la métaphore sur le passé qui revient hanter le présent, en lien avec l’intrigue de Kalinda et Peter, l’intérêt est pour le moins réduit.

C’est déjà plus intéressant du côté d’Eli, avec le retour de la toujours charmante America Ferrara. Là encore, cette histoire d’immigration autour du père est du classique pour la série. L’intrigue est là pour apporter du suspens à l’épisode et faire monter la pression, mais au final tout le monde s’en sort facilement, grâce au népotisme made in Chicago. Cette histoire a l’avantage d’apporter une suite (et conclusion ?) acceptable à la relation Eli/Natalie, même si tout cela a été trop court. Il faut bien l’avouer, leur couple aurait eu son petit charme. En attendant, on se délectera des toujours savoureuses joutes verbales entre Eli et sa fille sur le capitalisme américain et la jeunesse contemporaine.

Killer Song est un épisode divertissant donc, même si les enjeux sont ici minimes et que les intrigues principales progressent très peu. Quitte à faire une pause dans les intrigues majeures, la série aurait pu offrir un peu plus d’humour, par exemple dans le cas du procès. Le gros enjeu à présent est de savoir quand la vérité sur la liaison Peter/Kalinda va éclater, et dans quelles circonstances.

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