Diane représente l’expert balistique, et son ancien amant, Kurt McVeigh, lorsque celui-ci est accusé d’avoir fourni de fausses preuves lors du procès d’un tueur de flics, récemment relâché. Pendant ce temps, Eli se renseigne sur Natalie Flores, la nounou de Wendy Scott-Carr.

Après l’épisode hors-norme de la semaine précédente, The Good Wife revient à sa formule classique. Pour autant, la transition se fait en douceur puisque les relations personnelles restent au premier plan. Last Shot va donc s’intéresser à deux personnages dont la vie privée est rarement développée: Diane et Eli.

Mademoiselle, et non madame, Lockhart assiste au retour de son ancien amant, l’expert balistique Kurt (Gary Cole). On apprend qu’en coulisse les choses se sont refroidies et qu’ils n’ont eu que peu de contacts. Néanmoins, l’alchimie entre la démocrate et le membre du Tea party reste intacte. On se délecte de leurs joutes verbales sur fond politique, tout comme de leurs jeux de séduction très personnels, à base d’armes à feu.

On regrettera tout de même que sa participation soit une simple redite de sa dernière apparition. En effet, après quelques savoureuses parties de jambes en l’air, les enjeux se révèlent rapidement être les mêmes ; autrement dit, Diane doit choisir entre son travail et sa relation avec Kurt. L’issue est prévisible, mais permet néanmoins de « préparer » Diane pour son affrontement imminent avec Bond. Elle est, à présent, prête à mettre toutes ses forces dans la bataille, sans distractions extérieures.

Pendant ce temps, Eli trouve la « balle d’argent » qui lui permettra de mettre fin, une bonne fois pour toutes, à l’image de sainte de Wendy Scott-Carr. En effet, on apprend que celle-ci a embauché durant plusieurs années une étrangère en situation irrégulière. L’histoire se complexifie lorsqu’Eli s’entiche de la nounou en question. Et qui pourrait lui en vouloir ? Natalie est tout à fait charmante, et a vécu aux États-Unis depuis l’âge de 2 ans. Mais ce qui rend ce personnage aussi attachant, c’est avant tout son interprète. Quel plaisir de retrouver America Ferrara, plus sympathique que jamais ! Il fallait bien cela pour faire fondre le cœur blasé de ce cher Gold.

Là encore, la conclusion se voit venir, mais là n’était pas le propos. Le but était clairement d’humaniser le personnage, trop souvent cantonné au rôle du cynique. Alan Cumming retranscrit parfaitement le conflit moral du personnage, et son duo avec Ferrara fonctionne très bien. La présence de la fille de Gold, Marissa (Sarah Steele) contribue également à éclairer le directeur de campagne sous un jour nouveau. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a hérité du bagou de son paternel !

Alicia, elle, en est de nouveau à s’échanger des banalités polies avec Will. Qu’à cela ne tienne, elle a affaire à sa fille, cette semaine, puisque Grace lui reproche de tourner Dieu en dérision. Cette histoire avait été laissée en retrait depuis un certain temps et revient ici en force. La crise d’adolescence est un passage obligé pour tout show ayant des enfants au casting. La série aborde ce sujet, disons-le franchement, casse-gueule, avec intelligence. La rébellion de Grace ne passe pas par la drogue – elle laisse cela à sa mère –, mais par la foi. Les réactions d’Alicia face à sa fille sont toutes très justes et adaptées à la sensibilité du sujet. Pour l’instant, on sent que Grace s’oppose à sa mère sans fondements solides, mais cela risque de vite changer et les choses pourraient s’envenimer très facilement.

Last Shot confirme que The Good Wife a un casting en or, jusque dans ses guest-stars. La qualité est toujours au rendez-vous, même si, après la semaine dernière, on ne peut s’empêcher de remarquer le gros coup de frein donné par les scénaristes.

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