Alicia reçoit un renseignement anonyme dans le cadre d’un procès en appel. Il reste neuf heures au cabinet pour tenter de prouver l’innocence d’un condamné à mort.

The Good Wife revient après deux longues semaines d’absence, malheureusement c’est pour mieux repartir puisqu’il s’agit aussi du dernier épisode avant la pause hivernale. Pas de trace des fêtes de fin d’année dans l’épisode (ouf), néanmoins l’histoire se finit bien, histoire de quitter 2010 l’esprit serein.

Mais, avant cela, les avocats de Lockhart Gardner vont avoir du pain sur la planche. Les enjeux exceptionnels (la vie d’un homme) donnent à l’épisode un souffle particulier. La récurrence des montres et autres indications de l’heure contribuent également à instaurer une atmosphère tendue. Mais ce qui tient en haleine, c’est surtout la façon dont la partie vie privée vient perturber la vie professionnelle.

En effet, les scénaristes ont eu la bonne idée de placer l’épisode un samedi. Cela peut paraître anodin, mais cela aura une forte incidence sur l’intrigue. C’est une façon habile de développer les personnages tout en faisant avancer l’enquête. De plus, le constant mélange des deux rajoute à l’ambiance bordélique qui pourrait s’avérer dangereuse dans le cas de notre condamné.

Ainsi,  Alicia est chez elle et toutes les intrigues la poursuivent. Le parfait exemple est sa chambre, lieu intime envahi par la sphère professionnelle, et ensuite réinvestie par les fréquents passages pour aller à la salle de bains. Si elle doit gérer le procès, il y a aussi la campagne de Peter, puis les enfants… En parlant des enfants, si Zach se contente de reluquer Kalinda, l’orientation du personnage de Grace se précise. À quoi ce soudain intérêt pour la religion va-t-il la mener ? Seul l’avenir nous le dira.

L’ambiance plus « décontractée » du weekend est propice à du relâchement. Ainsi, Kalinda se confesse (légèrement) sur son passé à Alicia, autour d’une bière. Peter aussi se lâche et jure à la télévision lors d’un débat télévisuel. La série ose également en commençant l’épisode par un rêve érotique, où Alicia s’imagine faire l’amour à Will.

The Good Wife nous a peu habitués à ce genre de procédés faciles, mais il est ici justifié puisque la vie d‘Alicia en est arrivée au point où plus rien n’est compartimenté, chaque aspect de sa vie empiétant sur un autre. Il n’est alors pas étonnant qu’elle propose à Will de « discuter » durant un coup de fil professionnel. La première partie de saison a peu traité de leur histoire, sinon en filigrane, peut-être cela sera-t-il plus prépondérant par la suite.

L’épisode n’est néanmoins pas exempt de défauts, même s’ils sont mineurs. Le montage musical au milieu manque clairement de subtilité et, plus généralement, toute la partie avec la fille du condamné est trop tire-larmes à mon goût. Autre « raté »,  Cary revient travailler pour Lockhart Gardner. C’est une mauvaise idée dans le sens où cela met en lumière que les scénaristes n’ont pas réussi à exploiter son départ du cabinet et son travail pour Childs. Le potentiel reste pour l’instant inexploité.

Au final,  Nine Hours permet à The Good Wife de quitter 2010 sur une bonne note. Ce début de saison aura été de très haut vol, et on ne peut faire qu’un vœu pour la nouvelle année : que cela continue ainsi ! Le 11 janvier paraît bien loin…

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