Alicia, Diane et Will doivent réévaluer leur stratégie lorsqu’un brillant avocat handicapé utilise sa maladie pour gagner des points avec le jury, lors d’un procès contre une grosse firme pharmaceutique. Pendant ce temps, la campagne de Peter est compromise par la popularité grandissante de Wendy Scott-Carr, alors que Kalinda se tourne vers Donna Seabrook pour contrer les recherches de Blake.

Il y a un thème majeur qui ressort de cet épisode de The Good Wife : la superficialité. En effet, la série illustre parfaitement à quel point les apparences ont pris une importance capitale dans notre société. Dès le début, nous en avons l’illustration avec la scène géniale du choix de l’affaire, le degré de sympathie du jury variant en fonction du poids de la personne à la barre.

Mais là où le procès va prendre une tournure surprenante, c’est avec l’arrivée de Michael J. Fox (tout de même) dans le rôle de Louis Canning, un avocat qui n’a pas peur de se servir de son handicap pour détourner l’attention du jury. L’acteur est tout simplement génial dans son rôle, et pas seulement vis-à-vis de sa maladie de Parkinson.

À ce stade, on aurait pu croire à une simple variation sur le personnage interprété par Mamie Gummer, la faussement candide Nancy Crozier. Mais les scénaristes vont intelligemment choisir d’emprunter une autre direction, et ainsi explorer un peu plus à quel point jouer la carte du superficiel se révèle payante aujourd’hui.

Canning transforme ainsi le procès en véritable soap opera. Lockhart-Gardner avait pourtant un dossier très solide, preuves scientifiques à l’appui. Dommage pour eux, la science n’est pas sexy et ils doivent à leur tour mettre en avant l’aspect sexuel de l’affaire, en argumentant que le médicament en question a pour effet secondaire de faire augmenter la libido.

La partie procès est donc, une fois de plus, très réussie, la série n’ayant aucun problème à se renouveler sur ce plan-là. Ce qui ne veut pas dire que le reste sent le réchauffé. Au contraire, on a même droit à plusieurs avancées dans le développement des personnages.

Si l’intrigue sur la campagne offre une bonne dose d’humour, elle met aussi en lumière la fille cadette de Florrick, Grace. Chose rare à la télévision, la jeune fille s’intéresse à la politique, mais malheureusement pas au bon candidat, puisqu’elle est parmi les disciples de Scott-Carr. Cette histoire est également liée à la thématique générale, puisque Eli se sert de l’augmentation mammaire de la candidate contre elle. Wendy s’en sort, de nouveau, et son image de sainte n’en est que plus forte. Cette intrigue apporte un nouvel angle à la dimension politique de la série, jusque-là plutôt manichéenne et binaire (Peter contre le méchant Childs).

Enfin, Kalinda reprend contact avec une ancienne conquête, bien que l’on ignore jusqu’où leur histoire est allée. Après le baiser caché de la saison dernière, la série joue franc jeu dans le club. Donna (Lily Taylor) semble donc avoir une forte influence sur notre détective, et a très bien cerné son caractère. Il n’est donc pas étonnant que Blake l’ait approchée. Mais les informations que Kalinda a obtenues via Cary laisse à penser que leur guerre n’est pas prête de se terminer.

Poisonned Pill nous offre donc un nouveau procès mené de main de maître, les retournements de situation étant efficaces jusqu’à la fin. Tout cela, équilibré à merveille par un jeu politique plein de bassesses et des personnages toujours plus fouillés.

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