Alicia rentre en compétition avec Lou Canning pour poursuivre une compagnie dont les pesticides ont conduit plusieurs femmes à être stériles. A Lockhart Gardner, Diane et Will doivent remettre leur projet d’éjecter Bond à plus tard, lorsque celui-ci amène un riche client.

Ce nouvel épisode de The Good Wife est particulièrement agréable à regarder. Le premier plaisir est le retour de nombreuses guest stars. Petit à petit la série se bâtit un univers, avec ses juges et avocats récurrents. Cela fait partie des plaisirs de téléspectateur que de retrouver ces protagonistes mineurs, chacun doté de ses tics et de son histoire avec Lockhart Gardner. Chacun doit être abordé d’une manière différente, et éclaire ainsi les personnages principaux sous un autre jour.

Prenez par exemple, Michael J. Fox. Il reprend, pour notre plus grand plaisir, son rôle de Lou Canning, un avocat cynique qui n’hésite pas à jouer la carte du misérabilisme au sujet de sa maladie. Une autre de ses spécialités est de faire ressortir le côté compétitif d’Alicia. Il sait comme personne la faire sortir de ses gonds, et, finalement, peu sont arrivés à la déstabiliser ainsi. Lou veut-il vraiment aider les victimes ? C’est aussi la question que l’on se pose, et, comme on pouvait s’y attendre, la conclusion restera nuancée et mystérieuse.

La partie judiciaire est donc très divertissante, de par son ambiguïté permanente, la scène où Kalinda se rend chez Lou est une des meilleures de l’épisode. Mais celles au tribunal ne sont pas en reste. Dennis O’Hare reprend son rôle de juge adepte des bonnes causes, et le jeu sur le don du sang fera sourire les fans de True Blood.

Ce qui fait la force de Real Deal est, au fond, sa légèreté. Ainsi, la campagne de Peter est officiellement ruinée, mais, au lieu d’encombrer l’épisode avec ça, les scénaristes ont choisi d’utiliser une technique qu’ils affectionnent beaucoup : les vidéos de campagne. Eli le cynique rencontre donc un professeur de musique un peu trop enthousiaste. Ce n’est pas du niveau de ses interactions avec Becca, et encore moins celles avec Jackie, mais cela donnera lieu à une bonne réflexion sur le pouvoir des mots et des politiques. Il aurait d’ailleurs été plus judicieux de conclure là dessus, car l’arrivée de Method Man dans le rôle de l’ex-camarade de cellule prêt à financer la campagne est un peu trop facile.

Chez Lockhart Gardner, Diane et Will doivent remettre leur éjection de Bond à plus tard. Si on se doutait bien que ça n’arriverait pas tout de suite, il est plus étonnant de découvrir que certains ordinateurs ont été piratés. Un pas a clairement été franchi, les méthodes changent et la tension augmente un peu plus.

De toute façon, Will n’aurait pas vraiment eu le temps pour un coup d’État, étant donné qu’il a des problèmes de couple. Leur relation fonctionnait parce qu’elle était sans attache, un peu comme Elizabeth Reaser, elle-même, qui apportait de la légèreté, tout en restant assez discrète et relativement peu présente. Mais, maintenant que les sentiments apparaissent, leur avenir semble plus flou. D’autant que Will et Alicia semblent décidés à vouloir repousser leur grande conversation jusqu’à l’infini. Espérons avant la fin de la saison.

La plus grosse surprise de l’épisode reste peut-être cette scène finale, et ce magnifique rire de Julianna Margulies. Une scène intime, anodine en apparence, et pourtant lourde de sens, une dont The Good Wife a le secret.

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