Lorsque le client d’Alicia avoue, sous la contrainte, le crime de son compagnon de cellule, l’équipe de Cary découvre une connexion inattendue entre les deux prisonniers. Pendant ce temps, Wendy Scott-Carr menace de révéler un secret familial des Florrick, après la diffusion de flyers racistes à son encontre.

Cette semaine The Good Wife va mettre en avant l’accusation, plutôt que la défense. Une façon simple et efficace de garder la partie procès intéressante, tout en tournant les projecteurs sur le trop sous-utilisé Cary. La série a l’intelligence de ne pas faire un épisode thématique où l’on aurait uniquement suivi le bureau du procureur. Ainsi, la défense est tout de même présente, et on prend plaisir à voir les deux camps réagir au fur et à mesure des avancées de l’enquête.

La réussite de l’épisode est de nous attacher, tout de suite, à une équipe que l’on découvre grosso modo pour la première fois. Je pense en particulier à la partenaire de Cary : leur complicité est crédible, et on se surprend à vouloir leur réussite. L’intervention, en seconde partie, de Super Dad est également une bonne trouvaille, pleine d’humour.

Cette dynamique inédite a aussi pour effet de complexifier Childs, jusque-là cantonné au rôle du méchant de service. S’il ne devient pas un bisounours, on le découvre dans le cadre de son travail. Il apparaît sous un jour professionnel donc, ce qui le rend moins caricatural. De plus, son attachement à Cary semble sincère. Ce dernier est décidément tiré dans tous les sens. Lockhart/Gardner le veulent, Childs le veut, il doit collaborer dans l’enquête contre Kalinda, mais la prévient néanmoins… Il semblerait que la loyauté de Cary finira par jouer un rôle majeur d’ici à la fin de la saison, ne serait-ce que pour Kalinda. Celle-ci doit maintenant faire face à une menace plus grande que Blake, qui – lui – semble toucher au but.

Mais que se passe-t-il alors chez Lockhart/Gardner ? Et bien, on tourne un peu en rond. Les scénaristes ont d’ailleurs bien fait de réduire cette partie, car des longueurs commencent à se faire sentir. Et je ne parle pas seulement de la mutinerie de Will et Diane.

En effet, Alicia est en petite forme. Sa confrontation avec Wendy Scott-Carr est réussite quand elle joue la carte de la maternité. Elle l’est moins, si l’on tient compte du fait que l’on n’apprend rien sur elle. On savait déjà que derrière son image de sainte se cache une politicienne aux dents longues qui n’a pas peur de mordre. Le reste de cette intrigue est d’ailleurs plutôt prévisible. L’impression de déjà vu fait que certaines scènes n’ont plus le panache qu’elles avaient autrefois, comme la fade mise au point entre Eli et la coriace Becca.

Cette histoire, somme toute routinière, permet néanmoins de soulever intelligemment une question laissée en suspens depuis un certain temps : l’intimité du couple Florrick. A cette occasion, il est étonnant que nous n’ayons pas eu droit à une scène Will/Alicia. Il est clair que cette partie de l’épisode manquait de la délicieuse ambiguïté qui caractérise habituellement la série.

En conclusion, le visionnage de The Good Wife reste une expérience toujours satisfaisante, dans le sens où l’équilibre reste toujours maîtrisé entre les intrigues fortes et les histoires plus faibles. On peut tout de même noter que la partie politique est, encore une fois, en dessous du reste.

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