Alicia et les partenaires à Lockhart Gardner hésitent à prendre comme cliente une masseuse qui accuse un prix Nobel de la Paix d’agression sexuelle. Pendant ce temps, Peter et Eli cherchent à établir une stratégie, après l’annonce de la candidature de Wendy.

Fait inhabituel pour la série, VIP Treatment reprend là où l’épisode précédent s’était arrêté. On se retrouve donc au gala de charité, lorsqu’Alicia est informée d’une affaire que l’on peut qualifier de hors du commun. La musique tribale en fond sonore contribue d’ailleurs joliment à la tension dramatique lorsque les quatre membres de Lockhart/Gardner sont réunis.

The Good Wife ne semble avoir aucun problème à se renouveler au niveau des affaires, et surtout dans la façon dont celles-ci sont abordées. Le semi-compte à rebours accentue le sentiment d’indécision chez les personnages qui vont devoir lutter pour démêler le vrai du faux.

La première partie de l’épisode va pointer du doigt la masseuse, pour s’orienter par la suite en sa faveur pour révéler la culpabilité de Joe Kent. Le changement se fait en toute subtilité, le contraire aurait été malvenu compte tenu de la complexité de l’affaire. Avec une figure aussi publique en jeu, la firme a beaucoup à perdre, mais la série va intelligemment choisir de mettre l’accent sur le côté humain. Pour cela, on va se concentrer sur le personnage de Diane, qui a toujours été celle avec les convictions les plus affirmées.

L’avocate veut ainsi croire le féministe, et, tout au long de l’épisode, on va voir sa foi se détériorer jusqu’à ce qu’elle apprenne la vérité sur son héros. Si elle cherchait à discréditer la masseuse au début, la fin nous laisse entendre qu’elles ne sont peut-être pas si différentes. Elles finissent toutes les deux blasées par un système où le jeu politique et médiatique a pris le pas sur la justice. Bien sûr, la femme de Kent dit qu’elle protège son mari pour l’intérêt général, mais en disant cela essaie-t-elle de convaincre Diane ou de se convaincre elle-même ?

Cette notion d’idéalisme brisé pourrait aussi expliquer pourquoi la masseuse était si calme au début, elle était en réalité en avance sur les autres personnages, elle connaissait déjà la vérité, et elle connaissait sûrement déjà la façon dont tout cela allait se conclure. La fin de l’épisode est d’ailleurs assez dure, et il est positif de noter que la firme a «perdu» sa première affaire de la saison.

Au gala, Peter et Eli font de leur mieux pour gérer le cas de Wendy, qui l’air de rien semble avoir déjà quelques alliés de poids. Ils se retrouveront associés plus ou moins malgré eux à Kent. La série parvient très bien à intégrer et à lier tous ses personnages, que ce soit Cary en bon samaritain ou encore Kalinda et Blake. Ce dernier se retrouve employé en secret par Diane, ce qui pourrait se révéler très important par la suite.

Enfin, pour les romantiques, le triangle amoureux Peter-Alicia-Will est remis en avant. Le passage où Peter retrouve le message laissé par Will il y a trois mois est superflu, surtout qu’il finit par ne pas l’écouter. Plus réussie est la scène qu’il partage avec Elizabeth Reaser. Tammy a du potentiel, et son côté tête brulée pourrait faire bouger les choses rapidement.

VIP Treatment est donc un nouveau sans faute pour The Good Wife.

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