Louis Canning revient encore une fois pour affronter Alicia, lorsque le cabinet représente les familles de travailleurs qui se sont suicidés à cause de leurs conditions de travail déplorables. Pendant ce temps, Cary apprend une information choquante au sujet de Kalinda.

Après un épisode plutôt morose la semaine dernière, The Good Wife revient plus forte que jamais. Pour cela, une poignée de têtes connues fait son apparition, pour notre plus grand plaisir. Il est agréable de constater comment, en l’espace de deux saisons, la série s’est créé tout un univers, rempli de personnages savoureusement excentriques et décalés, qui permettent à The Good Wife de ne jamais sombrer dans l’austérité.

Commençons par le retour de Jonas Stern, ancien associé de Lockhart Gardner. Son ultime conversation avec Alicia permet, une nouvelle fois, de constater tout le chemin parcouru par notre héroïne depuis le début de la série. Même si l’ombre de son mari sera toujours présente (cf. la proposition d’embauche de Canning), elle a aussi réussi à s’imposer en tant qu’avocate douée (cf. la même offre d’emploi). La mort de Stern arrive de façon inattendue, mais à point nommé. Celle-ci n’est pas traitée avec un sentimentalisme qui serait hypocrite, mais avec un humour bienvenu. Comme le dit Diane, c’est une nouvelle ère qui commence, un autre rappel que le futur du cabinet est toujours incertain.

Et qui dit nouvelle ère, dit nouveaux ennemis, même si celui-ci vient du passé. En effet, Louis Canning rachète le cabinet de Stern, et Michael J. Fox revient dans la peau de l’avocat manipulateur. Ses échanges avec Julianna Margulies sont toujours aussi savoureux, et font partie des nombreux moments forts de cet épisode. Le procès du jour nous (public français) rappelle la vague de suicide chez France Telecom. La vidéo de surveillance en scène d’ouverture est d’ailleurs assez brutale pour la série. Le reste sera plus léger, en partie parce que Denis O’Hare est de retour dans le rôle du juge Abernathy. On regrettera la conclusion un peu paresseuse, compensée néanmoins par des sous-intrigues bien menées.

Cary apprend donc la vérité sur la liaison entre Peter et Kalinda. Cette intrigue est pleine d’embûches scénaristiques et, pour l’instant, la série a réussi à bien les éviter. Ainsi, Cary ne tourne pas le dos à Kalinda, une fois qu’il apprend la vérité, démontrant que leur relation repose sur plus qu’une simple attirance. De plus, là où une autre aurait fait de cette histoire un arc majeur, The Good Wife ne se fait pas esclave de sa propre intrigue et nous épargne une surexposition qui la ferait irrémédiablement tomber dans le soap opera. On avance peut-être lentement, mais habilement. Il ne faudrait pas oublier de mentionner l’idée la plus drôle de l’épisode : un lion en peluche/haut-parleur pour téléphone.

Comme on pouvait s’y attendre, cette liaison commence à affecter la campagne de Peter, par le biais d’une journaliste (Lily Rabe), avide de scandale. Eli Gold sort de ses gonds à plusieurs reprises dans cet épisode, et on sent bien que la fin de la campagne est proche. Alan Cummings fait un travail remarquable en rendant le personnage hilarant, sans pour autant tomber dans la farce ou le grotesque. Pendant ce temps, Will et Tammy (Elizabeth Reaser) réaffirment leur engagement l’un à l’autre.

Et, au milieu de tout ça, il y a Alicia. Elle a su rester stoïque à travers beaucoup d’épreuves, souvent simultanées. Mais la révélation prochaine de la relation Kalinda-Peter sera peut-être la goutte d’eau qui fera déborder le vase. Avec, qui sait, un retour vers Will à l’horizon ?

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