Todd Margaret, incompétent notoire et mauvais menteur, est envoyé en Angleterre pour gérer une nouvelle filiale de la multinationale dans laquelle il travaille. À peine arrivé, il se retrouve face à des problèmes insurmontables pour lui.

Après avoir passé le test du Showcase de Channel 4, The Increasingly Poor Decisions Of Todd Margaret a obtenu une commande pour une saison qui s’est faite en collaboration avec la chaine américaine IFC.

Comme souvent avec un pilote fait dans ce genre de conditions, il y a eu du recasting et quelques retouches. Principale modification, Blake Harrison remplace Russell Tovey, et ça fonctionne d’ailleurs plutôt bien. Cela dit, ce nouveau pilote, comme le précédent, est loin d’être convaincant, mais s’est révélé plus effectif sur le plan de l’humour.

Mais reprenons depuis le début. David Cross est donc Todd Margaret, un américain moyen qui fait du travail temporaire dans une entreprise fraichement rachetée par une grosse société représentée par Brent Wilts, un homme qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui va se laisser berner par les mensonges de Todd. C’est ainsi que ce dernier se retrouve propulsé en Angleterre où il doit superviser le lancement d’une nouvelle boisson énergisante.

L’épisode s’ouvre rapidement, emporté par l’énergie de Will Arnett qui en fait des tonnes dans le rôle de Wilts. Ce n’est pas un mal, car le personnage se présente immédiatement comme étant une force comique imparable. Ce n’est pas le cas de David Cross et de son Todd qui vit en pleine illusion et ment sans arrêt.

Le plus gros souci de cette histoire est probablement que la mise en place est bâclée. Ça part dans tous les sens, ce qui permet aux gags les plus mauvais d’être vite oubliés, même si d’autres, souvent du même calibre, nous sont alors imposés.

De plus, le dernier tiers souffre de longueurs et du fait que Cross en fait trop pour tenter de nous convaincre de l’incompétence de son personnage.

Au final, The Increasingly Poor Decisions Of Todd Margaret ne fait qu’alterner deux approches comiques qui perdent leur effet très rapidement. Cela dit, le casting aide à générer un intérêt minimum pour donner l’envie d’offrir une chance à la série, surtout que la première saison, au format britannique, ne comptera que 6 épisodes. Si la suite ne se contente pas de répéter encore et encore le même type de gags, le tir pourrait être facilement corrigé.