Sarah et Holder mettent la pression sur l’ancien petit ami de Rosie pour découvrir ce qui est arrivé dans la cage. Richmond a besoin d’argent pour sa campagne, mais se refuse à approcher Tom Drexler, un riche entrepreneur. La famille Larsen doit préparer l’enterrement de leur fille.

La fin de l’épisode précédent lançait l’enquête de Linden et Holder dans une direction bien définie, et si celle-ci ne va pas perdurer longtemps, cela aura permis à la série de parvenir à trouver son rythme et son équilibre. Les éléments s’emboitent bien mieux, et ce, de tous les côtés – police, famille ou politique. Pour ce dernier angle d’approche, A Soundless Echo se montre d’ailleurs plutôt habile dans l’exploitation de ce qui fut déjà installé, excusant presque ce qui fut mal maitrisé avant.

Quoi qu’il en soit, Sarah et Holder mènent l’enquête autour de l’ex-petit-ami et du copain junkie, qui ne va pas tarder à prendre un nouveau tournant. Nos jeunes adolescents n’ont pas vraiment l’étoffe de tueurs, et la série ne s’égare pas trop dans cette direction, mais va l’utiliser, avec Sterling, pour pouvoir suivre une autre piste. Rosie avait apparemment un petit ami, et c’est donc lui qu’il faut retrouver. Ou en tout cas, il faut pister l’adolescente pour découvrir ce qu’elle dissimulait à sa famille et/ou à sa meilleure amie.

Pour le coup, il faut admettre qu’on oublierait presque que Linden est sur le départ. Comme le fait remarquer Holder, elle donne principalement des ordres, la friction entre les deux enquêteurs se faisant sporadiquement ressentir, le successeur devant prendre son mal en patience face à une Linden qui se préoccupe peu de ce genre de détails. Son petit-ami  et potentiel futur mari Rick met aussi très bien en relief la psychologie de sa partenaire, en affirmant ne pas vouloir affronter une morte. Un dialogue qui permet de réellement exposer ce qui motive Linden à rester sur l’enquête alors que le bonheur et le soleil l’attendant à Los Angeles. La dynamique privée ressort aussi gagnante de cet épisode, les scènes sur le bateau permettant de réellement montrer la place de Rick dans la vie de Linden.

Si l’enquête se poursuit, la famille Larsen doit quant à elle enterrer Rosie, et à l’image du précédent, c’est Stan qui s’occupe approximativement de tout, accompagner de sa femme qui se trouve dans un état émotionnel à la fois toujours vif mais aussi très détaché du monde extérieur. L’épisode plonge moins dans le tragique, ce qui permet de donner un sentiment de tristesse plus touchant aux scènes, soutenu principalement par le fait que la tragédie s’inscrit aussi dans une réalité économique qui ne s’arrête pas, car ceux qui restent doivent faire leur deuil. Ainsi, entre le cercueil et la maison achetée en secret par Stan, l’argent est un problème qu’il faut gérer.

Il se trouve que Richmond a le même, car pour soutenir sa campagne, il lui faut des billets verts. Le politicien a un code d’éthique un peu trop poussé qui l’empêche de répondre aux sirènes monétaires, et c’est donc Gwen qui doit prendre le problème en main. L’opportunité est saisie pour nous introduire à son père sénateur (incarné par Alan Dale), avec une meilleure mise en relief des rouages politiques et de la personnalité de Gwen. Enfin, là où Richmond s’illustre le plus, ce n’est pas dans ses réticences mal placées, mais dans sa relation avec Jamie, qui n’a pas été simplement éliminé de la campagne – et qui trouve sa place dans un procédé aussi manipulateur qu’habile pour l’histoire.

Cet épisode de The Killing maitrise bien mieux ses différents points de vue, chacun progressant à son rythme, mais étant véritablement contrôlé. La scène finale nous mène donc ainsi au prochain suspect, qui risque donc d’être au cœur du prochain épisode.

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CaroleC
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