Sarah et Holder questionnent le professeur de Rosie pour mieux connaître la relation qu’il entretenait avec son élève. Auprès du maire de la ville, Jamie tente toujours de découvrir qui est la taupe dans l’équipe de Richmond. Les fils Larsen ont le sentiment d’être délaissés par leurs parents.

The Killing se poursuit avec une enquête qui s’oriente sur Bennet, le professeur de Rosie. Celui-ci tentera d’offrir la possibilité de mieux cerner l’adolescente, à travers la soif de savoir qui semblait l’animer et un besoin d’expression artistique qui prend la forme d’un petit film. Est-ce bien suffisant pour que Rosie sorte de l’image de la jolie jeune femme que la série a pour l’instant construite sans fournir une véritable épaisseur ? Pas vraiment. Il faut espérer que l’enquête finira par prendre le virage qui permettra à la victime de dépasser son simple statut pour devenir l’être à part entière qui doit animer les personnages, quel que soit leur lien avec elle.

En tout cas, si le dernier épisode se chargeait d’envoyer Linden et Holder sur la piste du professeur, Super 8 se contente de les y laisser, sans véritablement trop y plonger. Des signes s’accumulent pour le pointer du doigt, alors que ce dernier affirme n’y être pour rien. C’est dans sa scène finale et dans sa volonté de relier plus solidement l’enquête à la partie politique qu’avoir braqué les objectifs sur Bennet pour plus d’un épisode prend un véritable sens.

Richmond est par ailleurs toujours occupé à découvrir qui est la véritable taupe au sein de sa campagne, ce qui en coûtera à Jamie. La confiance se gagne durement et peut se perdre aussi rapidement, cela s’illustre assez bien, et ce n’est sûrement pas fini. Gwen ou Jamie semblent clairement prêts à plus que le candidat qu’il représente pour y arriver, ils sont ceux qui se salissent les mains. Malheureusement, tout ceci est amorcé avec par moment une absence de naturel, et surtout une connexion trop légère dans l’affaire Larsen. Le tourbillon qui devrait déferler sur la campagne et Richmond s’annoncent donc et, si la partie politique a su s’affirmer, se retrouver réellement mêlée à l’enquête devrait réellement lui donner une nouvelle épaisseur.

Étrangement, c’est un peu de même pour la famille Larsen, où la souffrance s’est aussi bien installée que l’absence de communication. Celle-ci parait toucher tout le monde, à quasiment tous les niveaux, ce qui rend difficile de totalement pénétrer. Si le couple gère séparément et de manière totalement différente la mort de leur fille, c’est sûrement la décision de Stan d’en savoir plus sur l’enquête qui offre une connexion plus solide. Le mari tend d’ailleurs à se révéler bien plus touchant, que ce soit dans la façon dont il aborde son quotidien (et la réalité financière qui l’accompagne) ou encore dans sa simple détresse. Mitch se montre distante et refermée sur elle-même.

Ce nouvel épisode de The Killing amorce donc clairement de nouvelles connexions entre les différents points de vue, une direction que la série se doit d’embrasser pour  mieux servir ses personnages et son histoire qui est certes bien traitée, mais qui ne parvient pas à s’affirmer en continu.

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CaroleC
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