Linden et Holder s’apprêtent à arrêter Bennet. Le maire Adams parvient à retourner contre Richmond les dernières révélations publiques faites à son sujet. Mitch passe du soulagement au désespoir quand la police ne parvient pas à être efficace à ses yeux.

Après quelques épisodes de piétinements, Undertow signe une véritable progression dans l’enquête. Difficile de nier le sentiment de soulagement à voir Linden et Holder accomplir quelque chose de concret, même si c’est pour au final mener de nouveau à une impasse. En tout cas, la série fournit enfin un tournant majeur dans l’affaire en résolvant le mystère autour du professeur.

Cela ne se produit pas non plus sans quelques obstacles, et il n’est même pas question du FBI, totalement absent. Holder ne parviendra pas à obtenir son mandat, ce qui met directement un frein aux agissements de la police, surtout qu’ils ont déjà un pied dans l’illégalité avec les enregistrements téléphoniques. Enfin, c’est exactement ce genre de détails qui permet de maintenir The Killing à flot, car la série ne parvient pas totalement à se débarrasser de certains mauvais dialogues ou de mises en scène trop exagérées pour son propre bien.

Malheureusement, c’est plus souvent la famille et la politique qui en souffrent. Les Larsen paraissant coincés dans une boucle émotionnelle qui ne cesse de se répéter. Un symptôme qui affecte tout particulièrement Mitch, dont il est de plus en plus difficile de ressentir l’empathie qui devrait pourtant être naturelle. À force d’être présentée sous l’éternel même éclairage, l’agacement pointe le bout de son nez. Stan tente du mieux qu’il peut de satisfaire sa femme, mais son incapacité ne serait-ce qu’à piquer une colère crée aussi un sentiment de frustration, et ce n’est assurément pas aidé par les mauvaises décisions qu’il prend, qui ne sont en plus qu’écho à une situation déjà exploitée quelques jours plus tôt.

Ce n’est pas mieux pour Richmond, dont la seule visite de Linden pour obtenir des informations nous rappelle la connexion qui existe. Les fameux papiers qu’elle réclame prendront de la valeur par la suite, mais en attendant, le politicien doit tenter de remettre le pied à l’étrier et de sauver sa campagne. La mort de sa femme est de nouveau utilisée pour nous expliciter ce qui l’a poussé à se retrouver dans la politique, mais cela finit par se transformer en défaut plutôt qu’en qualité. L’univers politique de Richmond s’affirme comme restreint que ce soit dans ses options d’actions ou dans ses motivations.

The Killing se poursuit donc sans parvenir à se dépêtrer de ses défauts ; au moins, cet épisode nous aura fourni une véritable avancée dans l’enquête policière qui devrait (enfin !) se recentrer sur Rosie Larsen pour la dernière ligne droite de la saison.

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CaroleC
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