The L Word – Litmus Test (6.05)

Les filles mettent un plan redoutable au point pour tester les sentiments de Dylan envers Helena. Le tout se déroulera au Hit Club avec la complicité de Nikki. Lors d’un dîner avec Kelly, Bette et Tina confrontent les employeurs de cette dernière. La paranoïa et la jalousie de Jenny envers Shane précipitent la fin de leur couple alors qu’Alice découvre que Jenny lui a volé son script.

Louée soit Angela Robinson, scénariste et réalisatrice de ce très fun épisode qui est comme une bouffée d’air frais dans cette saison morose en idées et en innovations. A son écriture fine, s’ajoute une réalisation léchée que ce soit dans les scènes comiques comme les plus intimistes.

Les filles de The L Word ne sont jamais aussi formidables que lorsqu’elles fomentent des intrigues et à cet égard, le plan concocté par Alice et Tina pour découvrir ce que veut vraiment Dylan ressemble beaucoup à ce qu’elles avaient mis en place dans la saison 1 pour Dana quand il s’agissait de savoir si Lara était lesbienne ou pas.

Les scènes au Planet devant une Helena dépassée par les événements sont des petits moments de bonheur entre les détails du plan qui implique tout le monde et la façon délicieuse dont Bette et Tina expliquent à Alice qu’elle et Tasha foncent directement dans un triangle amoureux spécial relance de couple, comme seules les lesbiennes en ont apparemment le secret.

Comme souvent cette année, il ne faut pas louper l’extraordinaire jeu de Jennifer Beals par les yeux de laquelle toutes les émotions passent que ce soit lorsqu’elle lance un regard de fierté à Aaron après la tirade de Tina (Ah, Tina, tu es formidable quand plus personne ne te marche sur les pieds et que tu te joue de l’affreuse Kelly avec classe !) ou à la façon dont elle rouvre et referme frénétiquement son Macbook pour prendre part au complot pro-Helena.

Helena justement est magnifique (avec ses lunettes notamment !). Un peu trop mise en retrait depuis le début de la saison, Rachel Shelley joue à la perfection une Helena morte de peur devant ses sentiments pour Dylan et son bonheur naissant. Pas un sourire n’effleure ses lèvres de tout l’épisode, son air grave n’en est que plus convaincant à l’image de sa scène d’amour toute en finesse (sans doute pas facile à jouer d’ailleurs)

Dans ce savant mélange de drôlerie et de gravité, même la paranoïa grandissante de Jenny n’est pas trop agaçante (car Jenny est TOUJOURS agaçante !). D’ailleurs son comportement et la réaction presque épidermique de Shane me font penser que j’ai raison de croire que c’est cette relation qui la conduira à sa perte et non les nombreuses menaces de mort dont elle fait l’objet (cette fois-ci, c’est Alice qui s’y colle).

En résumé, un épisode comme on aimerait en voir toutes les semaines. Enfin dans les trois semaines à venir car nous sommes désormais à E-3 !

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