The Last Templar / Le Dernier Templier
Quand Tess Chaykin est l’une des témoins d’un vol au Metropolitan Museum par quatre hommes à cheval habillés en templier, cette dernière se lance à leur poursuite et se retrouve embarquée dans une enquête intense, aux côtés de l’agent Sean Daley

Qu’ont-ils tous avec les templiers, je vous le demande ? Le sujet est revenu à la mode ces dernières années dans la littérature, et trouve ainsi sa route sur nos écrans, via diverses adaptations. Nous en tenons une ici, la source du matériau de base étant le best-seller de Raymond Khoury, Le dernier Templier.

Nous sommes plongés dans l’univers avec une scène d’ouverture qui, en d’autres circonstances, m’aurait poussé à changer de chaine : au Metropolitan Museum, 4 hommes à cheval volent les lieux en plein cœur d’une soirée huppée, et s’en vont. L’archéologue Tess Chaykin, dont un de ses amis fut blessé au cours des évènements, décide d’aller poursuivre les voleurs, et prend un cheval (appartenant) à la police, et fonce.

Une fois qu’on a passé cette mise en bouche excessive, nous pouvons faire la connaissance de l’agent Sean Daley, et revenir sur des routes moins théâtrales, mais tout aussi familières. Cela, durant tout le reste de la mini-série. Des petits retournements de situations aux relations des protagonistes, peu de surprises sur notre route. Peut être à la fin, au moment de la grande révélation, comme savent si bien le faire ce genre d’œuvres, mais encore fallait-il savoir qu’on allait en avoir une.

On continue donc le visionnage avant tout par sympathie pour le casting : Mira Sorvino, Scott Foley et le totalement sous-exploité Victor Garber, dans un rôle très caricatural. Difficile d’en vouloir à la mini-série, qui ici, adapte une œuvre qui doit sûrement son succès à une mode du moment. J’imagine bien que des libertés ont été prises, mais il est, sans doute possible, qu’à la fin des ces trois heures (ou 4, avec publicité), je ne regrette aucunement de ne pas avoir lu le roman, et je n’ai pas le moins du monde l’intention d’y changer quoi que ce soit.

À la fin de la première partie, je pouvais déjà déclarer que c’était bon pour un dimanche après-midi sur TF1. Si vous n’avez rien de mieux à faire, j’imagine qu’il y a pire technique pour tuer le temps. À la fin de la seconde partie, mon avis n’a aucunement changé, vu que tout se déroule exactement comme on aurait pu l’imaginer. Les méchants, les gentils, le trésor, le pas trésor, de toute façon, à l’arrivée, tout ceci n’a guère d’importance. Avec un sujet qu’on a décidé de pomper jusqu’à la moelle, et dont personne ne prend le risque de tenter l’innovation, on ne risque pas ainsi de marquer les mémoires.

The Last Templar rejoint donc le lot des mini-séries aussi vite vues, aussi vite oubliées.