Après une première saison assez courte de 6 épisodes, The League a fait son retour pour une seconde saison de Fantasy Football qui s’étend cette fois sur 13 épisodes.

Andre a remporté la Shiva Bowl et, en plus de l’avoir redessiné, il l’a renommé The Dre. Cela dit, la saison de football va reprendre et, peu importe le nom, les membres de la ligue veulent tous la gagner. C’est toujours là l’essence de la série, ce sens de la compétition qui pousse les joueurs à être souvent mesquins et parfois vraiment méchants. D’un autre côté, aussi triste que ça puisse paraitre, c’est un peu la seule chose qui anime la vie de la moitié du groupe – ce qui ne semble pas vraiment les déranger.

Quoi qu’il en soit, on retrouve les mêmes joueurs ou presque, puisqu’il y a une ouverture. J’avoue ne pas trop saisir pourquoi un nouveau joueur devait absolument rejoindre la ligue, mais je n’y comprends rien en fantasy football, et même en football de toute façon. Cela dit, c’est une assez bonne idée qui va permettre de changer un peu la dynamique du groupe étant donné que Rafi, le beau-frère de Ruxin, est désormais de la fête, au grand dam de Jenny qui espérait sortir de l’ombre de son mari. Cela se fera, puisque Rafi est du genre parasite borderline incontrôlable qui fait passer Taco pour un homme stable, il faut juste le temps de l’exploiter au maximum pour le bien de l’humour de la série.

The League garde en tout cas son ton et la saison commence très fort dans ce sens, même s’il est appréciable de constater que quelques routines se sont calmées, en particulier pour ce qui est d’Andre. Véritable souffre-douleur qui le cherche bien, Andre semblait auparavant ne pas être plus que ça. Cette seconde saison va le montrer plus intégré et, surtout, bien qu’étant éternellement une cible facile grâce à son sens de la mode et ses difficultés à rapidement décerner la moquerie, il n’est plus systématiquement celui qui s’en prend plein la tête. En fait, il lui arrive même d’être parfois mis au même rang que les autres, devenant le moqueur.

Mais si Andre s’affirme, d’autres s’effacent. Taco tout particulièrement, et encore heureux. Ce n’est pas qu’il ne parvient pas à être marrant, c’est juste qu’il est obsolète. Peut-être l’effet Rafi, mais même quand ce dernier n’est plus là Taco n’arrive pas à reprendre sa place.

De façon moins marquée et plus disparate, Pete est lui aussi victime d’un étrange syndrome qui le rend facultatif. Sa nonchalance et le fait qu’aucun développement ne le pousse à vraiment agir, il finit par être coincé à son tour dans des gags indépendants et pas toujours inspirés.

De leurs côtés, Ruxin et Kevin font le show, Jenny aidant beaucoup. Étrangement, ce sont ceux qui sont mariés qui semblent avoir le plus de frustrations qui les poussent à des extrêmes. Enfin, ils deviennent facilement hystériques.

Ruxin est comme ça, c’est un narcissique arrogant avec quelques insécurités et qui aime juste rabaisser les autres. Cela est non seulement exploité au maximum, mais en plus, contrairement aux autres, le personnage est développé grâce à différentes explorations de sa vie de famille, de son travail, et de son adolescence.

Pour Kevin et Jenny, c’est un peu différent puisqu’il s’agit surtout d’utiliser la compétition pour pimenter les relations maritales. Plus on avance et plus Jenny montre que c’est elle l’homme de la maison, alors que Kevin est un névrosé avec un manque de confiance en lui qu’il compense en laissant sa femme – et n’importe quel système d’évaluation – prendre les commandes.

Au final, avoir 13 épisodes a permis de mettre en avant les limites et le potentiel de chaque personnage. La saison se montre alors irrégulière, souffrant d’une baisse de régime durant la seconde moitié, mais elle finira en beauté en revenant à l’essentiel : The Shiva Bowl. En tout cas, The League délivre toujours son humour parfois un peu limite, mais efficace, surtout quand la compétition bat son plein.