Après la débâcle que fut la dernière poursuite de Red John, l’agent Bosco reprend l’investigation en main et exclu Jane. Ce dernier poursuit alors son travail avec l’équipe de Lisbon, mais tentera de contrôler ce que Bosco et ses hommes font.

Après une première saison au succès incontestable, The Mentalist a une promotion et s’installe le jeudi soir après CSI. Une nouvelle case horaire qui lui permet d’être un peu plus sombre, mais à quelques exceptions près, la série va s’efforcer de rester égale à elle-même, en particulier Patrick Jane.

Quoi qu’il en soit, on débute la saison avec l’arrivée de l’agent Bosco, joué par un Terry Kinney qui revêt une fois de plus sa façade la plus froide. Il faut dire que Bosco est un vieux de la vieille, ancien mentor de Lisbon, il ne compte pas se laisser marcher sur les pieds par un Jane qui, lui aussi, ne veut pas lâcher le morceau. Red John, c’est son enquête et personne ne pourra l’avoir. Le Serial Killer partagera son opinion et le fera d’ailleurs savoir, mais avant cela, au milieu des investigations standards et bien calibrées que la série délivre chaque semaine, notre mentaliste va jouer contre Bosco pour avoir son mot à dire.

Tout ceci durera le temps de 8 épisodes qui n’auront pas servi à plus qu’offrir une porte de sortie à Minelli qui dirigeait le CBI. Il ne sera pas rapidement remplacé, car la nouvelle directrice, Hightower (Aunjanue Ellis), ne sera là que dans les 6 derniers épisodes. Malgré ça, il s’agit de la plus grande avancée accomplie par la saison, car ce nouveau personnage a le mérite d’arriver avec un agenda politique et n’a pas peur d’imposer ses exigences. Un bon moyen pour réveiller tout le monde et, finalement, débloquer l’affaire Rigsby/Van Pelt.

Le couple va en effet s’officialiser et Lisbon finira par être confrontée au fait qu’elle doit faire quelque chose. Tout le monde se mettra silencieusement d’accord pour installer un statu quo bien pratique qu’Hightower fera exploser. Et c’est une bonne chose, car les deux agents se sont affadis et, inconsciemment, ils ont été quelque peu marginalisés au sein de l’équipe, rendant celle-ci bien moins cohérente. Une situation qui n’est pas très bénéfique à la qualité des épisodes, car la majorité des enquêtes trouvent leur intérêt dans la façon dont Jane manipule son monde et comment ses collègues arrivent à le contenir.

Côté investigation, si on fait fi du nombre de fois où on a parlé de lui, Red John ne sera pas très présent – ce qui ne change pas trop de la première saison. Nous avons donc majoritairement des intrigues indépendantes. L’ensemble se montrera assez routinier, les personnages principaux étant rarement personnellement impliqués dans les affaires, ils auront peu d’opportunités de se voir réellement développées. De ce côté-là, The Mentalist est assez fidèle à elle-même, mais il faut quand même noter qu’une bonne partie des enquêtes resteront très classiques et manqueront régulièrement de véritables suspens. On peut dire que le show est déjà victime de ses routines. Certes, elles sont efficaces et délivrent majoritairement un sympathique divertissement, mais elles n’arrivent pas à compenser les régulières baisses de régimes – principalement dû au manque de challenge auxquels Patrick Jane doit faire face.

Dans l’ensemble, la seconde saison de The Mentalist se révèle un peu paresseuse, mais le format fait que malgré ça, on a souvent ce qu’on en attend et c’est là la force du show. On pouvait juste escompter un peu plus d’ambition, mais cela ne s’accorde pas très bien avec la mécanique de la série qui possède pourtant toujours des atouts forts qui attendent d’être pleinement exploités. On peut donc espérer que la saison 3 montrera un peu plus de prises de risques afin de changer un peu la donne et pour qu’on ne se lasse pas.

La saison 2 de The Mentalist est disponible à la vente en DVD et en Blu-ray.