Quand le docteur Alicia Seberg, chercheuse pour le gouvernement, est exposé à un virus et n’a plus que quelques heures à vivre, elle téléphone à Patrick Jane pour lui demander de résoudre son meurtre.

Les règles, ce n’est pas pour Patrick Jane, et Code Red va une nouvelle fois illustrer cette idée. Pour ce faire, nous allons avoir le droit à un point de départ légèrement original, vu que le mort n’est pas encore décédé. Pour être plus exact, il s’agit d’une femme, le docteur Alicia Seberg, contaminé par un virus, qui est destinée à mourir, mais qui a encore un peu de temps devant elle.

Cela va donc occuper une première partie de l’épisode, avec Lisbon et Jane dans le bâtiment gouvernemental, devant s’accommoder du CDCA (Central District Of California), dont Dean Harken est le représentant principal. Comme à son habitude, notre mentaliste va avoir moult difficultés à faire ce qu’on attend de lui, et Lisbon va l’envoyer s’acheter une friandise plutôt que de semer la zizanie – ce qui pourrait avoir de graves conséquences vu le terrain politique sur lequel cela se place.

À l’extérieur, Van Pelt, Rigsby et Cho enquêtent sur qui pourrait bien vouloir la mort d’Alicia, mais dès que cette dernière passe l’arme à gauche, l’intrigue va prendre un nouveau tournant, et de toute façon, nos trois enquêteurs conserveront tout du long un rôle mineur.

La mort d’Alicia Seberg, c’est la perte d’une épouse et d’une mère, et comme souvent, l’épisode va jouer subtilement sur le sujet, et l’éternel parallèle avec l’historique de Jane, qui cette fois-ci, va aider la fille – présente par ordinateur – à aller de l’avant.

Ceci, c’est la bonne part du médium, qui par la suite, va atteindre des niveaux de manipulations énormes, et sans même avoir mis Lisbon dans la confidence. La mise en scène joue un rôle primordial pour s’amuser avec l’ambivalence psychologique de Jane, qui pousse la mascarade assez loin, mais dont le spectateur est témoin. Difficile de le détester, vu qu’on sait ce qu’il fait, mais autant dire que le poing dans la figure qu’il reçoit de la part de Lisbon est on ne peut plus mérité ! On peut d’ailleurs noter au passage que la fin empreinte un ton plus enjoué, à l’image de ce que Patrick Jane déclare, sur le fait que l’on se sent plus en vie après avoir frôlé ou côtoyé la mort.

A l’arrivée, on se préoccupe peu du coupable, et le tout est réglé en même pas deux minutes. Malgré cela, Code Red est sûrement l’un des meilleurs épisodes que nous avons eu du Mentalist ces derniers temps.