Le propriétaire d’un site de rencontres sur internet est retrouvé mort. Patrick est persuadé que c’est sa femme qui est coupable, mais elle a un alibi. Lisbon et son équipe poursuivent d’autres pistes qui vont les mener à une femme escroquant des hommes influents.

Il arrive occasionnellement dans The Mentalist que dès la première rencontre entre Patrick et un suspect potentiel, on devine qui est le coupable. L’idée est qu’ici, lui aussi, et il va tout faire pour prouver que cette première impression est la bonne.

La coupable est donc Erica, la femme de la victime qui est ici jouée par Morena Baccarin. Celle-ci est une manipulatrice née qui va tenter de séduire le mentaliste pour obtenir ce qu’elle veut, comme elle le fait avec tous les hommes. Malheureusement pour elle, si elle arrive à lire en Patrick comme dans un livre ouvert, c’est réciproque. Le pire étant pour lui qu’elle le sous-estime, croyant pouvoir être plus maline que lui, et donc, qu’il ne pourra pas prouver sa culpabilité. Un challenge qui insulte son égo – voilà de quoi motiver Jane.

Every Rose Has Its Thorn va donc nous offrir une série de confrontations entre les deux personnages qui seront de plus en plus hostiles. La conclusion ne fait pas vraiment de doute, l’intérêt repose alors entièrement sur ces scènes. Certaines fonctionnent vraiment bien, tout particulièrement durant les deux premiers tiers de l’épisode, mais la fin va se révéler légèrement maladroite et trop évidente, surtout vu le niveau de l’adversaire à faire tomber.

À côté de ça, l’équipe de Lisbon suit différentes pistes qui ne servent pas à grand-chose. Tout n’est pas pour autant sans intérêt, car on a le plaisir de voir que Van Pelt, nouvellement fiancée, a ajouté plus qu’une bague à son costume, elle s’est trouvée une personnalité plus affirmée. En parallèle, Rigsby, plongé dans une histoire liée au milieu des agences de rencontres, va justement faire une rencontre. C’est une évolution logique pour le personnage qui gère plutôt bien sa vie privée depuis qu’il est de nouveau célibataire. Van Pelt et Rigsby montrent ici qu’ils fonctionnent définitivement mieux séparés.

Au final, cet épisode a une idée de départ simple et vraiment adaptée à la série et à son protagoniste principal. Il est un peu dommage que le scénario ne soit pas à la hauteur d’un bout à l’autre, mais l’affrontement Simon Baker/Morena Baccarin compense largement. Et puis, on replonge une nouvelle fois dans l’âme torturée de Patrick Jane, ce qui est un rappel toujours efficacement utilisé.