Un gardien de prison qui tentait de devenir un détective est retrouvé mort, poignardé comme un détenu l’aurait fait. Au court de l’investigation, Rigsby est obligé de demander à son père de l’aider.

Depuis qu’il s’est séparé de Van Pelt, Rigsby a rencontré quelques opportunités d’affirmer de manière indépendante, prouvant qu’il pouvait aller de l’avant. Cela dit, il semblait se voiler la face, car il n’a jamais été présenté comme ayant une forte personnalité capable d’affronter de front ses problèmes. Il est comme Van Pelt sur certains points, trop transparent de façon générale, mais pouvant réellement s’imposer en de rares occasions.

Cet épisode va pousser Rigsby à confronter son père. On savait que ce dernier était un pourri et un criminel, mais il fallait le rencontrer pour finalement comprendre pourquoi son fils était justement à ce point incapable de prendre sa vie en main. William Forsythe endosse ici le rôle du patriarche et il nous sert son habituel style de dur à cuire qui lui a permis d’obtenir tant de rôles de gangsters. L’attitude de son personnage va pousser Rigsby à enfin sortir de sa coquille pour affronter celui qui l’a toujours intimidé. Cela se finit de manière presque symbolique et l’agent du CBI aura ainsi surpassé quelques barrières psychologiques, ce qui devrait l’aider à l’avenir.

À côté de ça, Patrick Jane mène l’enquête dans une prison. On nous ressort dès lors tous les codes du genre, mais sans trop forcer non plus sur les stéréotypes. L’idée est clairement ici de mettre le mentaliste au milieu d’un cirque humain et de le laisser faire son numéro. Il va manipuler son monde et finira par nous servir sur un plateau le responsable du meurtre du gardien de prison, confession à l’appui.

La conclusion aura le mérite de ne pas être la plus évidente et, Jane étant plutôt en forme et motivé, il va délivrer le divertissement que l’on attend de lui.

Like a Redheaded Stepchild est donc principalement un épisode dédié à Rigsby. Ce dernier n’est pas le personnage le plus intéressant de la série, mais il s’en sort plutôt bien ici. De plus, l’enquête principale menée par Jane est efficacement construite, ce qui fait que l’ensemble se montre assez consistant et d’un niveau des plus correct.