Une réalisatrice de documentaires est retrouvée assassinée chez elle. Le suspect numéro 1 est le sujet de son nouveau film, un homme que tout le monde croit responsable de la mort de sa femme. Ce dernier est alors désespéré et prend en otage Patrick et les occupants de la mairie.

Cette semaine, l’enquête commence comme beaucoup d’autres et va finir en prise d’otages. Bien entendu, Patrick va se trouver là où il ne fallait pas être et la résolution de la situation se retrouve plus ou moins entre ses mains.

L’histoire débute par un meurtre qui fait écho à un précédent. Toute cette mise en place est avant tout là pour justifier la situation de crise qui va suivre. Un travail d’installation qui se résume à quelques éléments clés. C’est simple, mais efficace. Cela dit, il faut reconnaitre que si c’est suffisant pour ouvrir l’investigation, c’est un peu faible pour alimenter une crise telle qu’une prise d’otages.

Certes, celle-ci tourne avant autour de Patrick Jane et de la manière avec laquelle il va tout désamorcer, mais le preneur d’otages se révèle rapidement trop transparent pour installer quelconque tension. Ses secrets seront ridicules, n’entretenant qu’une excuse pour justifier une culpabilité mal placée. On aurait pu croire, vu ce qui lui est arrivé, qu’il connecterait à un certain niveau avec Patrick, mais le mentaliste se contente de le manipuler et de poser les pièces qui le mèneront à la résolution de toute l’affaire.

Globalement, Jane fait ce qu’il fait toujours, les mains dans les poches, le sourire éclatant, et jouant quelques secondes avec le feu, même si cela concerne plutôt l’après libération.

À côté de ça, Lisbon doit éviter que les policiers locaux ne tournent la situation en un massacre. Là voilà à devoir jouer un jeu politique pour prendre le contrôle et contenir les politiciens influents qui lui soufflent dans le cou. Une conjoncture presque inédite pour elle, même si avec Jane elle doit souvent arrondir les angles, ici, elle monte d’un cran. C’est un peu dommage que là encore le traitement de l’histoire soit rapidement expédié.

Au final, Red Alert divertit, c’est certain, mais ne captive pas. Ce qui est un point vraiment regrettable quand on a affaire à une situation avec des otages. De plus, la conclusion parait trop commode, ce qui ne compense clairement pas le reste.