Patrick Jane est consultant indépendant pour le California Bureau Of Investigation. Dans sa précédente carrière, il se faisait passer pour un médium, mais l’assassinat de sa famille par un sérial killer va tout changer. Ce dernier est prétendument responsable d’un autre meurtre, mais Jane va se rendre compte qu’il s’agit d’un copycat.

Nouvelle série de la rentrée sur CBS, The Mentalist arrive peut-être discrètement sur la grille, mais sa fiche technique lui donne des allures de hit. Réalisé par David Nutter, célèbre pour être le réalisateur d’un bon nombre de pilots devenus série, et écrit par Bruno Heller le créateur de Rome, ce pilot affiche également une bonne liste de guests star : Steven Culp, Gail O’Grady, Tim Guinee et Zeljko Ivanek.

Simon Baker est donc Patrick Jane, non-médium, mais très doué pour lire les personnes. Il travaille avec l’équipe de Teresa Lisbon, interprété par Robin Tunney. A leur côté, nous trouvons également Amanda Righetti, Owain Yeoman et Tim Kang.

Bien que les sujets se ressemblent, sur le papier, nous comprenons assez rapidement que The Mentalist n’est pas simplement une réécriture de Psych. Nous sommes sur CBS, et il y a la patte de la chaine, et surtout, une cible différente entre les deux séries. Cela n’empêche pas ce pilot d’être doté d’un certain humour.

L’épisode commence par une scène qui nous permet de faire connaissance, rapidement, avec Jane, ses capacités, et son caractère. Son passé nous sera explicité, tout du long, aux travers de dialogues ou de flashbacks, permettant la création d’un background servant aussi à la genèse d’une intrigue « fil rouge » autour d’un sérial killer. Rien de bien original, il faut l’admettre.

L’enquête suivante nous amène donc sur ce fameux tueur en série, bien que cela se désamorce assez rapidement, car il ne s’agit que d’un copieur. C’est assez malin de la part d’Heller de ne pas tout mettre sur ce tueur dès le départ. De cette manière, les codes de la série peuvent être établis sans perdre de temps, nous permettant de nous faire une bonne idée de ce à quoi ressemblera la suite.

Le tueur est assez facile à démasquer, mais c’est la technique qui compte, de toute façon. Le plus gros reproche qui peut être formulé, est la façon dont les membres de l’équipe se retrouvent sous-utilisés dans le dernier tiers de l’épisode. Malgré cela, il faut reconnaître qu’ils ne sont pas totalement sous-exploités, participant activement à l’enquête, et donc, ne servant pas uniquement de faire-valoir à notre héros. Ce dernier a ses démons, mais cela ne l’a pas rendu totalement solitaire, ce qui permet de bien installer sa place auprès des autres personnages.

The Mentalist n’est pas révolutionnaire, mais ce pilot montre du potentiel sur sa capacité à divertir le public préféré de CBS. Encore des morts et des enquêtes, mais l’ambiance reste légère. Ajoutons son casting de qualité, et il y a peu de chance que la série se transforme en échec. Il y a du potentiel pour un formula show de ce type, si l’équipe créatrice se retient de ne pas tomber dans la facilité.

Cette critique a initialement été publiée le 9 juillet 2008