The Mentalist – Saison 1

Patrick Jane est consultant indépendant pour le California Bureau Of Investigation. Dans sa précédente carrière, il se faisait passer pour un médium, mais l’assassinat de sa famille par un sérial killer a tout changé.

Nouveauté CBS de la rentrée 08/09, The Mentalist, création de Bruno Heller (Rome), n’était pas destinée à faire beaucoup des vagues. C’est donc avec étonnement que, menée par une NCIS défiant les logiques de l’audimat, elle va décoller pour s’installer rapidement dans le peloton de tête des programmes les plus suivis de la saison.

Étonnamment, les aventures de Patrick Jane et de ses collègues du CBI n’ont rien de révolutionnaires, bien au contraire. Au menu : meurtres et investigations. Mais voilà, il y a un petit twist, car Jane est un Mentalist. Il lit les gens et les manipule. Son talent n’a d’égal que son sourire, et de ce côté-là, Simon Baker – l’interprète – n’est pas avare. Pourtant, à la base, il n’a pas de quoi avoir l’air si jovial. Son ancienne vie a mené à la mort de sa femme et de sa fille, le laissant seul avec son envie de vengeance. Il pourchasse Red John, serial killer qu’il s’est amusé à humilier à la télévision. Il faut dire qu’aujourd’hui, toute bonne série se doit d’avoir son enquête « fil rouge » et The Mentalist réussira à nous faire croire que c’est le cas, alors que Red John ne sera au cœur que de 3-4 épisodes (sur 23).

Bref, Patrick Jane est un homme qui a deux facettes, l’une qui pousse à la confiance, l’autre qui cherche la vengeance. Comme il joue avec son monde, il est parfois difficile de bien le cerner, mais la série n’étant pas la plus subtile qui soit, il ne faut pas non plus s’attendre à une recherche très élaborée dans la psyché de notre héros.

Donc, il travaille au CBI avec une unité dirigée par l’agent Lisbon. Cette dernière, malgré son poste, sera souvent mise en retrait au profit de ses sous-fifres, Cho, Rigsby et Van Pelt, un trio sympathique que Jane aime manipuler pour parvenir à ses fins. Il ne faut pas croire qu’ils ne sont pas partants, car bien qu’ils soient contraints de suivre les règles, leur collègue n’est que consultant et se permet de dépasser les limites. Une nuance qui sera utilisée à bon escient et qui donnera à la série l’opportunité de jouer encore plus avec l’espièglerie de son Mentalist.

En définitive, The Mentalist est certes un autre cop show sur la chaine qui en a fait son plat principal, mais elle a rapidement instaurée une ambiance unique, orientée vers le divertissement, mais tout de même crédible. Son succès va inverser la tendance scientifique des dernières années, suivant les traces discrètes de Life, en installant un héros fort, doté avec de motivations concrètes et d’une approche personnelle.

Là où The Mentalist trouve son point faible, c’est dans ses enquêtes. Le niveau est inégal, en particulier au départ, avant que Jane et ses coéquipiers arrivent à acquérir le bon équilibre. Après, c’est le surplus de guest stars qui pourra se révéler dérangeant. En fin de compte, cette première saison montre, de toute façon, que si la série est un succès, c’est avant tout pour ses personnages, pour ne pas dire son protagoniste principal. Le résultat est à la hauteur des ambitions affichées, c’est un divertissement honnête, efficace et aux prétentions limitées.

La saison 1 de The Mentalist est disponible à la vente et en Blu-ray.