Malgré le fait qu’une nouvelle piste sur la disparition de Kristina Frye fait son apparition, Jane se lance dans l’enquête sur la mort d’une membre du culte mené par Bret Stiles.

C’est l’épisode des retours avec deux intrigues. La première va nous ramener dans l’antre de Visualize, la puissante secte dirigée par le mystérieux et charismatique Bret Stiles. La seconde tourne autour de Red John et de sa dernière victime en date, Kristina Frye. Les deux sont connectées, la première finissant même par apparaitre comme une simple voie pour étendre la seconde.

Tout commence comme toujours avec un corps, celui d’une membre de Visualize retrouvée étranglée. Jane préfère s’occuper de ça au lieu d’entrer dans le dernier jeu de Red John, celui-ci voulant clairement le lancer à la recherche de Kristina en plantant une piste assez évidente.

Voir la façon de réagir de Patrick est presque surprenante et plutôt rafraichissante, car cela permet d’éviter de replonger dans son obsession qui le pousse à constamment faire ce qu’il ne faut pas. Peut-être a-t-il fini par apprendre à se modérer, mais il est plus probable que c’est uniquement parce qu’il voit clair dans le jeu de son adversaire à ce moment-là.

Quoi qu’il en soit, nous avons une enquête traditionnelle qui va s’amuser à rejouer avec les codes mis en place dans l’épisode Red All Over (2.20) qui nous avait introduits à l’univers de Visualize. Il faut dire que le leader de la secte, Bret Stiles, est un protagoniste attrayant pour les scénaristes qui peuvent l’utiliser pour mettre Patrick dans un certain inconfort. Malcolm McDowell semble d’ailleurs y prendre un plaisir peu dissimulé.

Cette storyline va également servir à présenter l’agent Craig O’Loughlin du FBI, un personnage joué par Eric Winter et qui est destiné à devenir récurrent.

Concrètement, on pourrait presque dire que cette affaire n’est qu’un gros prétexte, mais il faut reconnaitre qu’elle est construite de manière à rester cohérente et consistante, bien que sa résolution soit évidente et rapide. Pour ce second point, c’est avant tout pour laisser de la place à l’ombre de Red John qui plane sur les paroles de Stiles.

Le gourou va apporter une pièce au puzzle et soudainement élargir l’univers de la mythologie de la série. Un mouvement intéressant qui fait des promesses implicites.

Cela dit, la fin de l’épisode va surtout servir à donner à Red John le retour qu’il méritait dans cette nouvelle saison, le season premiere ne s’en étant pas chargé. On reste malgré tout à un stade d’exposition, mais il y a de quoi capter notre attention et nous faire espérer que toute l’affaire revidendra prochainement.

Globalement, à cause de sa construction en deux temps, cet épisode souffre d’un rythme parfois saccadé, mais l’ensemble se révèle être suffisamment bien agencé pour ne pas en être pénalisé. The Blood On His Hands est peut-être le troisième épisode de la saison, mais il donne l’impression d’être celui qui remet véritablement la machine en marche.