Quand un jockey est retrouvé mort, Jane et Lisbon doivent découvrir ce qui avait le plus à gagner de ce crime, surtout avec les enjeux de sa prochaine course.

The Mentalist est le genre de procedural drama qui passe obligatoirement par la case hippodrome. Il est d’ailleurs étonnant qu’il ait fallu attendre la troisième saison pour y avoir droit. Comme quoi, la série n’a pas encore fait le tour de tous les classiques.

Il faut dire que ce type d’environnement est plein de possibilités pour une série policière. Entre les paris, les courses, et les chevaux, il y a de quoi motiver des criminels, car c’est un business où l’argent et la passion sont à parts égales.

Quoi qu’il en soit, Patrick étant ce qu’il est, on va le suivre au milieu de tous les suspects, baladant tout le monde dans ses histoires fantasques afin de créer le climat adéquat pour pousser le meurtrier à se dévoiler. De plus en plus souvent maintenant, il est assez clair que le mentaliste connait le coupable assez tôt, mais préfère garder ses révélations jusqu’au moment où il a de quoi faire effet (et, accessoirement, quand il a des preuves). Cette fois, ajoutons que c’est en plus appuyé par la réalisation qui utilise les chevaux pour fournir un rythme soutenu à la course poursuite finale. C’est impeccablement calculé pour le spectacle.

Dans tout ça, Lisbon et son équipe deviennent des pions, tout particulièrement Van Pelt qui se laisse manipuler avec une telle facilité que ça en est triste pour elle. Il faut dire que le personnage, malgré le temps qui passe, ne semble pas pouvoir apprendre à se méfier de son collègue. Mais bon, elle n’est pas véritablement la seule dans ce cas.

Bref, ce passage dans le monde des courses de chevaux se fait sans grande surprise, jouant sur les codes les plus évidents du milieu et laissant Jane mener la course. En soi, l’épisode n’est pas mauvais, car il fournit sa part de mystère, un bon lot de suspects, et s’applique à exposer les motifs de tout le monde. Cela dit, si l’ensemble parvient à rester plaisant, c’est uniquement grâce à Patrick, car il n’y a pas vraiment autre chose de mémorable ou de notable. C’est probablement un peu faible, mais la série s’en sort souvent qu’avec ça, donc ce n’est pas vraiment pénalisant.