Aujourd’hui au Bureau, c’est le « Diversity Day », le Jour de la Diversité. Avertie des nombreuses plaintes émises par le personnel sur le caractère raciste de Michael, la maison mère de Dunder Mifflin dépêche un organisme pour promouvoir la différence des cultures. Évidemment, rien ne se passe comme prévu !

Dès ce second épisode, The Office nous plonge directement dans ce qu’il y a plus de bête et méchant chez Michael Scott. Après nous avoir montré son humour méchant dans le premier épisode, voilà que l’on découvre le racisme primaire et idiot du Meilleur Boss du Monde.

Tout comme chez un de mes voisins (dans ma campagne profonde), ce n’est pas la peur de l’autre qui réveille ce racisme, mais simplement la faible éducation, la méconnaissance et l’autarcie. Ainsi, je n’ai aucun mal à voir Michael Scott rigoler (pensant que c’est une blague… ou pas !), quand le formateur de la journée (qui est afro-américain) se présente sous le nom de Monsieur Brown (Marron pour les non-anglophones). Ce n’est finalement pas très éloigné des « Bronzés » (pour Arabes) et des « Colorés » (pour les noirs) qu’utilise mon illustre voisin.

Ce n’est pas chose facile pour un scénariste que d’évoquer le thème du racisme sans en faire trop. Quand Michael imite Chris Rock et son sketch sur les noirs (à l’origine du litige), on sent toute la sincérité, ou l’innocence, qui s’en dégage et, en même temps, toute sa cruauté. Il en sera de même à la fin de l’épisode quand il imite un indien devant Kelly.

Inutile de dire que la formation est un échec (en même temps elle était spécialement réservée pour Michael), et pour sauver son image (nous sommes toujours les yeux de l’équipe de tournage, les coups d’œil des personnages n’y trompent pas) celui-ci lance une seconde formation sur la diversité.

Par le biais d’un jeu d’enfant (le Qui est Qui : des post-its avec des célébrités ou des objets collés sur le front et dont on essaye de trouver l’identité par des questions) celui-ci tente, tant bien que mal, de crever un abcès (imaginaire, car il n’y a que Michael à avoir des problèmes !)

Chacun dévoile, volontairement ou non, ses préjugés. A la phrase de Pam « vous conduisez mal« , Dwight (qui est « Asiatique) répond, sûr de son coup, « Une Femme ! »; quand Pam (qui est « Juive« ) et Stanley (qui est « Noir« ) se rencontrent, Michael sort une phrase de compétition de très bon goût : « Ahhhh ! L’esclavage contre l’holocauste ! »

Du côté des autres personnages, Jim perd le contrat de l’année à cause des pitreries de Michael qui l’empêche de travailler (ce sera une constante dans la série : les réunions sans intérêt et contre-productives de Michael) mais son très léger rapprochement avec Pam (qui s’endort sur son épaule) sauve sa journée.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur cet épisode. Bien que d’un format court, The Office arrive à trouver le ton juste sur cet épisode. Le personnage de Michael, porté par un très bon Steve Carell, apparaît comme de plus en plus détestable et méchant.

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