C’est la nouvelle tendance des grands networks : l’adaptation des séries britanniques. Que ce soit Spaced, Life On Mars, ou feu Footballer’s Wives, la grande qualité des productions d’outre-Manche attire les producteurs américains. Malgré l’échec de Coupling en 2003, NBC lance en 2005 la version américaine de la série culte de la BBC : The Office. 4 saisons plus tard, la série cumule les excellentes critiques et récompenses.

The Office, c’est la série qui arrive à rendre intéressante la vie de bureau. On n’y parle pas de la stratégie d’une entreprise, ce n’est pas un West Wing (A la Maison Blanche) d’une grande société, non, pendant les 20 minutes que constituent un épisode, l’équipe de la série nous plonge dans le quotidien d’employés de bureau aux apparences totalement banales et qui exécutent un travail ennuyeux.

La série se présente comme Arrested Development, à savoir qu’elle est filmée à une caméra. On suit donc ici une équipe de documentaire qui suit la branche de Scranton de l’entreprise Dundler-Mifflin.

Dès le début de l’épisode, les personnages nous sont présentés par un générique (oui ça existe encore) très sympathique : Steve Carell (Daily Show) est Michael Scott, un patron sadique qui se prend pour le meilleur des boss (il présente ainsi fièrement son mug World’s Best Boss); Dwight Schrute (interprété par Rainn Wilson), la tête à claques du bureau qui subit les farces de Jim (John Krasinski), l’employé cool sans ambition et qui sous-estime ses capacités. Pam, la réceptionniste timide, dont on comprend qu’elle sera le love-interest de Jim, et enfin nous assistons dans ce pilot à l’arriver de Ryan Howard, un jeune intérimaire.

Alors que se passe-t-il dans ce premier épisode ?

La direction de Dunder-Mifflin envisage de fermer une des branches de la société, celle de Scranton étant bien sûr sur un siège éjectable. Un vent de panique s’empare du bureau, chaque employé ayant peur de perdre son job.

Michael Scott prend à parti pendant tout l’épisode la caméra pour se présenter comme le patron le plus drôle, le plus sympa et le plus proche de ses employés. Ce qu’il ne réussit jamais à prouver. Ainsi pendant tout l’épisode il enchaîne les blagues de mauvais goût : il fait croire à Pam qu’elle se fait licencier, et exprime son « Surprise Surprise » une fois que celle-ci a fondu en larmes; ou encore quand il fait une imitation douteuse d’Adolf Hitler.

Il est très intéressant de voir à quel point la caméra est partie prenante de l’épisode. Tous les personnages lui jettent un coup d’œil pour s’assurer d’être bien filmés, des interludes « confessions » permettent au personnage de bien (du moins le pensent-ils !) reprendre leur image en main.

On ne peut pas se faire son opinion sur ce seul épisode. Certes il introduit plutôt bien tous les personnages principaux, mais même si on est en face d’une sitcom, l’humour plutôt noir et sadique du personnage principal met plutôt mal à l’aise.

La saison 1 ne dure que 6 épisodes, restent à voir comment seront développés les premiers rôles et les intrigues.

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