On le sait tous : nous, français, sommes des privilégiés. Eh oui ! Nous avons une sécurité sociale ! Et même si beaucoup la trouve insuffisante, elle a le mérite d’exister, et surtout d’être plus que supérieure à tous les pays du monde. Aux USA, si l’on n’a pas les moyens d’avoir une bonne mutuelle, on peut toujours espérer que son entreprise en souscrive une.

Seulement, dans l’entreprise Dundler Mifflin les temps sont rudes (souvenez-vous, ils parlaient déjà de la fermeture d’une branche de la société dans le Pilot) et Jan, la supérieure de Michael, charge le Boss d’en choisir une nouvelle, et de préférence la moins chère.

On atteint là une des critiques sociales dont la série se veut l’étendard. Malgré son genre comique et son format court, The Office est une des rares séries avec des gens comme vous et moi, qui ne font sûrement pas ce qu’ils rêvaient d’être.

Aussi ce n’est pas de savoir qui couche avec qui, quel créateur porter (Gucci avec des Blanik ?) ou quel démon tuer ; mais plutôt : comment garder son job, finir le mois et, dans cet épisode revendiquer une bonne mutuelle.

Cette tâche est forcément repoussée par Michael qui sait que l’image de Boss cool et proche qu’il tente (en vain) de donner va en prendre un coup.

Il délègue donc l’infâme choix à Dwight, plus que ravi d’avoir enfin une réelle responsabilité. Ni une, ni deux, le voilà déjà en train de réquisitionner la salle de conférence pour en faire son Espace de Travail (Michael lui ayant interdit d’appeler cela Bureau)

Évidemment, rien ne se passe comme prévu, et on découvre alors un Dwight totalement technocratique qui fait l’impasse totale sur l’émotion : la compagnie veut faire des économies ? Choisissons la moins chère.

Face à la levée de boucliers des employés, Michael est, contre son gré, pris à parti. Celui-ci dévalorise et dénigre totalement Dwight (qui accepte sans broncher tant Michael est un modèle pour lui) et leur promet alors une surprise pour faire passer la pilule. Surprise dont il n’a aucune idée !

Ayant compris que sa méthode ne fonctionne pas, Dwight tente alors une nouvelle démarche. Sur un questionnaire anonyme, les salariés sont invités à cocher (ou ajouter) les maladies dont ils sont victimes, afin de sélectionner une mutuelle plus à même de coller aux besoins de ses assurés. Jim et Pam joue à nouveau un tour à leur victime préférer : Pam invente des maladies (telle que l’infection nano par le Gouvernement) et Jim de sélectionner toutes les maladies…

Dwight réagit alors au quart de tour, et après avoir tenté en vain de faire virer Jim en passant par Jan (qui découvre alors que Michael ne fait ce qui lui avait été demandé), et convoque tout le monde.

Sa nouvelle, et dernière méthode, sera de nommer à voix haute chaque maladie et les concernés devront lever la main. Malgré la remarque pertinente de Stanley ( « et la confidentialité ? »), tous s’exécutent. On apprendra ainsi que Meredith a sûrement un problème avec son vagin, et que Kevin, qui n’a pas d’autres choix que de l’avouer, a des fissures anales (oui ! oui !)

Humiliés, abattus, tous attendent alors la surprise de Michael … qui n’arrivera pas. Chacun quitte alors le Bureau, laissant Michael pataugeait dans un spectacle pathétique.

Mieux vaut ne pas être malade aux États-Unis, malgré ce très bon épisode.

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