The Originals : reconquérir l’héritage familial (saison 1, partie 1)

The Originals

Klaus, Elijah et Rebekah Mikaelson reviennent à la Nouvelle-Orléans, une ville qu’ils ont aidé à bâtir et qui est désormais sous le contrôle de Marcel, leur ancien protégé. Klaus apprend qu’il va être père et, pour protéger son enfant, il est poussé par des sorcières à prendre la place de Marcel, ce qui ne sera pas aisé.

Série dérivée de The Vampire Diaries, The Originals nous propose de suivre les Mikaelson, les vampires originaux, après qu’ils aient quitté Mystic Falls pour la Nouvelle-Orléans. Tout ceci fut introduit dans la série mère, mais ce spin-off débute tout de même en nous rappelant toute l’histoire avec, en plus, la bonne idée d’offrir plusieurs points de vue, puisque cette famille de vampires est assez divisée et chacun a une vision différente de ce qui doit être fait.

Concrètement, dans sa première moitié de saison, The Originals s’efforce de ne pas se focaliser entièrement sur Klaus, l’hybride vampire/loup-garou qui a l’habitude de tourmenter tout le monde à cause de ses névroses vieilles de plusieurs siècles. Le show se propose dès lors de nous parler principalement de la famille, et ce, sous toutes ses formes. La thématique est tellement présente qu’elle en devient le sujet préféré de tous les personnages qui, sans exception, ont souffert d’abandon.

On se retrouve alors au cœur d’une série fantastique où des humains cohabitent avec des vampires et des sorcières, tandis que les loups-garous sont en fuite, et tous sont principalement à la recherche d’une place dans une famille, peu importe la forme qu’elle prend.

C’est angle d’approche ouvre de nombreuses portes, mais l’exploitation se montre par moment trop redondante. C’est tout particulièrement le cas quand on est déjà un téléspectateur de The Vampire Diaries, puisque l’on est familiers avec les personnages venant de celle-ci et ils ne profitent pas pleinement d’avoir leur propre show pour véritablement s’épanouir sous une lumière différente.

La plus touchée par cela est Rebekah, la jeune sœur qui a plus souffert de rester avec ses frères qu’autre chose. Elle se contente de se plaindre et de répéter les mêmes erreurs, sans jamais parvenir à obtenir sa propre storyline bien à elle pour pouvoir s’essayer à autre chose. Elle suit Elijah qui se perd dans ses nombreuses promesses et dans sa part romantique qui ne tire pas toujours le meilleur de lui ; et elle suit Klaus pour s’assurer qu’elle ne va pas encore souffrir de sa main. La famille Mikaelson tourne en rond depuis longtemps, mais il faut admettre que ses membres s’imposent malgré ça comme des protagonistes assez solides pour porter leur propre show.

Ils ont tout de même tendance à se faire voler la vedette régulièrement, tout particulièrement par Marcel. Charmeur et dangereux vampire en chef à la Nouvelle-Orléans, il est autant l’allié que l’ennemi. Son lien profond avec les Mikaelson le rend pertinent et intéressant dans le sens où il apporte un regard frais sur des personnages qui paraissent ne s’épanouir qu’en se trahissant perpétuellement les uns les autres. Avec Marcel, c’est la mythologie du show qui prend corps, même si le vampire n’est finalement qu’un catalyseur. On peut presque dire la même chose de Hayley, la louve-garou qui porte l’enfant de Klaus et qui se laisse définir par cela durant les premiers épisodes avant de s’affirmer comme le point d’entrée dans une partie prometteuse de l’histoire. Malheureusement, les sorcières ne bénéficient pas d’un tel personnage et se placent ainsi trop en retrait pour paraitre aussi pertinentes.

En quelques épisodes, les intrigues se montrent en tout cas pleines de surprises et l’exécution, parfois assez basique, n’en reste pas moins bien souvent suffisamment efficace pour que la série se révèle divertissante. Le challenge est de maintenir une certaine dose de fraicheur dans les histoires, puisqu’elle tourne finalement autour de peu de choses. Il y a un manque de storylines secondaires qui pourrait devenir handicapant par la suite si les scénaristes ne font pas l’effort d’entretenir une notion d’unité survivant plus de deux épisodes. Toutes les trahisons et autres découvertes poussant à réévaluer les multiples alliances sont distrayantes, mais pourraient rapidement entrainer le show dans un mur.

Concrètement, avec ses 9 premiers épisodes, The Originals a montré qu’elle pouvait développer un moteur dramatique différent de celui de The Vampire Diaries, mais il va falloir plus que l’affirmation de son indépendance pour conserver son intérêt sur la durée. Dans ce sens, on peut compter sur les nouveaux visages qui aident ce début de saison à trouver du charme et à entretenir son mystère. Si tout ceci pouvait cependant moins s’articuler autant de continuelles trahisons, les intrigues parviendraient probablement à avoir le temps d’explorer tout leur potentiel. Il y a de toute façon encore de quoi voir venir dans le registre, puisque la saison se poursuit sur The CW à partir du 14 janvier 2014.

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