Basilone et la 7e Division de Marine sont arrivés à Guadalcanal pour renforcer les troupes – ce qui reste de la 1ere Division – pour défendre la piste d’atterrissage. Les attaques japonaises continuent de décimer les rangs, mais les Américains vont réussir à s’imposer au cours de l’une d’elles.

À la fin de la première partie, nous assistions à l’arrivée de la 7e Division à Guadalcanal, comprenant entre autres John Basilone.

L’évènement majeur de l’épisode se bâtira donc en partie autour du personnage incarné par Jon Seda, ou en tout cas ce dernier jouera un rôle clé dans la bataille qui prendra place vers la fin. Mais avant d’en arriver là, il va falloir essuyer quelques balles et continuer à survivre dans la jungle.

Nous avons donc déjà fait connaissance avec les hommes de la première division, et nous allons continuer à les côtoyer en même temps que nous découvrons quelques-uns qui composent la septième. C’est d’une certaine façon là où l’épisode réussit moins bien que son prédécesseur, car si le personnage de Leckie a pris toute la consistance nécessaire avec la première partie pour qu’on puisse réellement identifier l’homme et le cerner, John Basilone se révèle être un soldat plus qu’expérimenté, c’est un élément fort et disons-le, un véritable bad-ass, mais qui reste à sa façon extrêmement abstrait, l’épisode peinant à véhiculer à travers lui ses idées et ses sentiments.

Il faut aussi dire que dans son ensemble, cette seconde partie se révèle légèrement inférieure à l’introduction, à cause de ses rouages trop mécaniques (ce qui risque clairement de s’étaler sur la longueur), nous baladant entre les hommes, nous faisant bien comprendre la merde dans laquelle ils sont, en même temps que les éternelles différences de statut dans l’armée – ici entre l’armée de terre et les Marines -, mais ne réussissant véritablement l’immersion totale qu’au cours des batailles. L’ensemble parait avant tout être un moment pivot pour le devenir des personnages plus que pour le récit.

Ainsi, John Basilone, comme nous l’avions déjà vu, est un homme qui connaît la guerre. Nous avons donc dépassé le stade de découverte pour se plonger dans le quotidien, alimenté par de la mauvaise bouffe. Le tout entre quelques attaques japonaises violentes, décimant les rangs à une vitesse folle. À chaque fin d’attaques, nous avons le droit à notre plan sur le terrain rempli de corps inertes. L’épisode sera avant tout marqué par une nouvelle bataille de nuit contre les Japonais, où les Américains auront enfin les moyens de s’illustrer. Cette dernière est magnifiquement mise en scène par David Nutter, bien que le mot magnifique ne semble pas trop approprié pour définir le sang giclant et les jeux de lumière des balles touchant l’ennemi.

Enfin, inévitablement, les morts s’amoncèlent, et c’est clairement ce qui va permettre à Eugene Sledge l’enrôlement. À ce stade, on ne peut clairement pas mettre un homme de côté. Alors que ce dernier va rejoindre la guerre, la première division – ce qu’il en reste – quitte Guadalcanal.

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CaroleC
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