Sledge fait son entrainement de Marine à Camp Elliott. La première Division est postée à Cape Gloucester, et découvre que la jungle est un ennemi plus dangereux que les Japonais. Ceux ayant survécu sont envoyés à Pavuvu, où Leckie ressent les effets physiques et mentaux du combat.

Après une rapide et inutile scène nous montrant qu’Eugene Sledge subit son entrainement, nous retrouvons Leckie, que l’on voit suivre pendant tout l’épisode. Basilone apparaitra en référence, à l’aide d’une bande dessinée narrant Guadalcanal.

À sa façon, comme le précédent épisode, on ne peut pas dire que cette quatrième partie choisisse réellement d’illustrer la guerre dans son plus simple appareil. À travers Leckie, c’est vers les dégâts psychologiques que l’on va se tourner. Il faut ainsi reconnaître qu’à quasiment mi-parcours de The Pacific, cette dernière aura consacré pas mal de ses débuts à développer d’autres pans de la guerre. Son principal défaut est qu’il est difficile de ne pas ressentir la mise en scène servant les thématiques. Tout est trop bien organisé et ciselé.

Nous retrouvons Leckie et ses camarades de guerre, affrontant les Japonais, la pluie, la chaleur, la forêt. Rien ne leur est épargné, et les hommes survivent du mieux qu’ils peuvent aux pertes, aux conditions de vie et au milieu dans lequel ils sont, ce dernier étant tout aussi menaçant que l’ennemi. Ce n’est donc, au vu des conditions qui sont exposées, aucunement étrange de voir que certains perdent complètement pied. Comme la seconde partie l’illustrera, parfois, c’est juste la fatigue qui a la peau des hommes, mais d’une certaine façon, celle-ci semble permettre de dissimuler les autres dégâts.

Petit à petit, la guerre meurtrit les hommes ne comprenant donc pas véritablement ce qu’ils font là, ne cernant pas l’ennemi, et perdant doucement leur repère. Leckie ne fait donc pas exception à cette règle et chaque évènement – de la glissade dans la forêt boueuse à un Marine tuant à mains nues un Japonais -, se rajoute à une liste amochant les soldats, jouant sur leurs nerfs, les mettant à l’épreuve, jusqu’à ce qu’ils finissent par craquer.

Il y a différentes façons de perdre pied qui conduisent les hommes à être retirés de la guerre (où qu’elle soit) pour être soigné à Banika. D’une certaine façon, c’est cette partie de l’épisode qui fonctionne le mieux, offrant la possibilité à Leckie d’extérioriser légèrement sa frustration, de retrouver des repères – et de nous en refournir en même temps – pour mieux assimiler le fait que sa place se trouve aux côtés des autres. À force de simplement marcher dans la gadoue et de tenter de survivre plus que de combattre, il y a de quoi avoir des doutes.

Pour Leckie, comme pour le spectateur, il est plus que temps de retourner à la guerre.

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CaroleC
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