Frustré par son rôle dans la campagne de guerre, Basilone demande à retrouver le corps de l’armée pour former les futures troupes. Transféré à Camp Pendleton, il fait la connaissance d’une femme Marine, Lena Riggi.

Grâce à Clint Eastwood et son Letters from Iwo Jima, cette bataille de la guerre du Pacifique est véritablement connue du grand public, au minimum de nom. Seulement, ni Eugene Sledge, ni Robert Leckie n’y ont participé.  Le premier est passé de Peleliu à Okinawa, tandis que le second ayant été blessé à Peleliu, il fut évacué – comme on l’a vu – et son implication au combat s’arrêta là.

Il nous reste alors Basilone pour offrir un aperçu de cette bataille. Celle-ci ne va pas occuper beaucoup de temps dans l’épisode, car c’est là-bas que le sergent va trouver la mort, et ce, rapidement. Ce qui fait que l’histoire va se concentrer sur l’avant ou comment le militaire va finir par retrouver la route du champ de bataille pour y laisser la vie.

Cela crée une drôle de sensation. Après trois épisodes à Peleliu, cette huitième partie se déroule principalement sur le sol américain. Il y a une propreté perturbante et une atmosphère radicalement différente. Surtout, cela tend à faire ressortir le peu d’utilité qu’ont eue les scènes précédentes avec Basilone. Les petits bouts mis dans chaque épisode avaient clairement pour vocation de nous tenir au courant sur l’évolution temporelle et psychologique du personnage, mais à l’arrivée, tout ceci se révèle presque anecdotique et beaucoup trop dispensable. Certes, elle facilite la compréhension de John, mais sans elles, il était aisé d’en venir aux mêmes conclusions.

Surtout qu’on ne peut pas dire que la vision que nous avons de l’homme soit la même que celle de Lena Riggi (Annie Parisse), qui y voit un coureur de jupons, un militaire l’abordant pour une possible aventure d’un soir. Il est persistant, c’est une évidence, mais pour elle, ses premières intentions ne sont pas honorables. Le développement de cet amour très télévisuel (un regard et il est sous le charme) ne va pas être très déplaisant à suivre, évitant quelques clichés et restant plutôt crédible. Aucun des deux ne tombe dans un romantisme exacerbé, ce qui permet de rendre leur histoire plus tangible. À côté, ils sont militaires et aiment leur travail, sans se faire d’illusion sur ce qu’il peut advenir par la suite.

D’ailleurs, voir Basilone entrainer les jeunes nouveaux crée un sentiment mitigé. Le fait d’avoir été sur le terrain et de savoir exactement ce qui les attend lui offre la possibilité de réellement pouvoir les former, mais nous comme lui savons que rien ne peut réellement les préparer à ce qui les attend… à Iwo Jima.

La bataille sur l’île va être expéditive, offrant une dernière fois à Basilone la possibilité de s’illustrer, de montrer quel homme de combat il était réellement. Seulement, comme tant d’autres que nous avons vu tomber, il ne sera pas épargné et trouvera la mort.

Ainsi, pour nous, Iwo Jima s’arrête au moment même où le Sergent John Basilone perd la vie.