Claire Van der Boom et James Badge Dale dans The Pacific

Leckie, Basilone et une centaine de leurs camarades arrivent à Melbourne, où ils sont accueillis par la foule. Alors que les hommes boivent et s’amusent, Leckie s’éprend d’une Australienne et de sa famille originaire de Grèce. Pendant ce temps, Basilone se voit décerner la médaille d’honneur.

Janvier 1943. Après les combats intenses, un arrêt à Melbourne, là où les soldats se retrouvaient quand ils n’étaient pas au milieu de la jungle. C’est aussi un bon moyen pour se concentrer sur le développement des protagonistes de façon plus aisée, la guerre – entre tuerie et casque compliquant l’identification – n’étant pas ce qu’il y a de plus optimal pour accomplir cette tâche.

Malgré le fait que les conditions sont plus propices à offrir de l’introspection, cette troisième partie de The Pacific ne va pas véritablement réussir à s’imposer, fournissant des développements un peu trop classiques.

C’est un épisode plus orienté vers Robert Leckie, qui avait déjà eu le droit aux honneurs au cours du premier, mais qui va bien plus servir les intérêts de Basilone. Après ces derniers exploits, il va recevoir la médaille d’honneur. À la différence des autres, John doit avant tout faire face à la récente perte de Manny et aux responsabilités qui vont avec la reconnaissance, ce qu’il n’a aucunement demandé. Après le dernier combat dans lequel il s’est illustré, Basilone apparait comme un homme possédant un grand sang-froid, et étant assez peu démonstratif. À l’opposé de Leckie sur le plan émotionnel, John peut paraître assez impassible, et c’est là que Jon Seda réussit à merveille. À Melbourne, Basilone voit sa destinée prendre une autre direction, et sans jamais exposer son ressenti, nous pouvons percevoir ses frustrations et ses doutes.

Alors que Basilone fait face à de nouvelles responsabilités, nous suivrons deux autres hommes pris dans la tourmente de l’amour : Sid Philips et John Leckie. Le premier aura le droit à trop peu de scènes pour que son histoire prenne véritablement de la valeur, surtout qu’elle sera traitée de façon bien trop superficielle et ordinaire.

Si Isabel Lucas instaure une touche de féminité malgré son peu de temps à l’écran avec Sid, c’est Claire Van der Boom (en brune) qui va réellement avoir l’opportunité de s’imposer en prétendante auprès de Robert Leckie. L’actrice possède une certaine alchimie avec James Badge Dale qui permet de rendre leur couple crédible. Seulement leur histoire souffre d’être là pour illustrer avant tout la place de la femme au cœur de cette guerre, touchant avant tout à l’aspect émotionnel, et au refus de s’engager de peur de ne jamais revoir le soldat revenir de la guerre. Il apparaît pour elle – et pour le bien de sa famille – qu’il est mieux de ne pas s’impliquer plutôt que de risquer d’être blessé.

Cette troisième partie de The Pacific donne un résultat en demi-teinte, souffrant de donner le jour à des histoires d’amour au parfum trop télévisuel pour réellement devenir solide dans cet univers qui tente de dépeindre avec le plus de réalisme possible la guerre.