Après avoir combattu pendant plus d’un mois sur l’île d’Okinawa, Sledge et le reste le première division reçoit l’ordre de prendre la relève d’une division de l’armée qui mène un combat contre une des positions japonaises les mieux défendues de l’île. La présence des civils va poser un problème moral, jouant sur la santé psychologique des hommes.

La fin de la guerre est proche, mais avant d’en arriver là, Sledge et ce qui reste de la première division des Marines doivent mener les derniers combats à Okinawa.

L’enfer du Pacifique ne semble pas avoir de fin pour Sledge ou encore Snafu, et leur dernière mission va continuer à éprouver leur moral. En fait, il apparaît évident qu’ils étaient plus que temps qu’ils quittent l’île. Entre les morts et la perte totale de repères moraux, il n’y a plus grand-chose à quoi s’accrocher. Ajoutons à cela, la fatigue et les combats, et les soldats sont clairement au bout du rouleau.

Les frictions se font par ailleurs plus intenses, aidés par le temps passé sur l’île ou tout simplement dans la guerre. Tous ne sont pas au même stade, et cela offre des confrontations variables, illustrant assez bien l’évolution psychologique de Sledge, qui a vu la plupart de ses convictions être remises en cause.

Tout ceci est énormément intensifié par la quasi-continuité des combats. De jour, de nuit. Même si ce n’est pas 24h/24, c’est sûrement l’un des épisodes où l’on doit entendre le plus de balles siffler. Entre explosions, tirs et manœuvres tactiques, même les moments de repos n’en sont pas. Ils sont dans la boue, entourés de morts, présents sur l’île depuis trop longtemps pour laisser surgir l’horreur dans laquelle ils sont, mais celle-ci est continuellement alimentée par l’environnement dans lequel ils évoluent.

L’épisode s’attèle par ailleurs à exposer l’une des grandes conséquences d’une telle guerre, où il devient difficile de faire la différence entre un civil et un soldat, aidées par une aliénation extrême du Japonais. Pour amplifier ce sentiment, l’œil du spectateur ne fait pas immédiatement la différence. Ajoutons à cela que certains militaires s’en fichent, tuant les Japonais, car ils sont là pour cela, qu’importe leur statut. Le scénario joue donc avec cette idée, où les frontières entre le combat qui doit être mené et la valeur de la vie sont ténues, et où il n’y a qu’un pas pour passer de l’autre côté de la barrière, celle où il n’y a plus de différence entre le soldat et les autres.

C’est au final un sujet presque trop banal et quasi inévitable dans une œuvre traitant de la guerre. Malgré cela, l’épisode n’est pas exempt d’intensité, au contraire, bien qu’il tend parfois à tomber dans quelques facilités avec les réflexions psychologiques développées autour de Sledge. S’il est le personnage idéal pour aborder la question, il est aussi celui avec lequel il est facile de tomber dans le piège d’une narration un peu trop balisé, et toutes les scènes n’y échappent pas. Le sujet servira bien mieux quasiment tous les autres protagonistes.

Enfin, l’épisode se conclut avec le Lt. Mac annonçant qu’une bombe a rasé toute une ville. Sans connotation historique, pour les Marines, cela est avant tout un évènement qui les rapproche de la fin de la guerre. C’est en tout cas ce qui va les ramener chez eux.

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CaroleC
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