The Playboy Club – Pilot (1.01)

Maureen a récemment été engagée en tant que bunny au Playboy Club, où elle vend des cigarettes. La jeune femme se retrouve au cœur d’une situation dangereuse en compagnie de Nick Dalton, un régulier du club et avocat reconnu.

Les années 1960 s’installent sur NBC avec The Playboy Club. Cette création de Chad Hodge se déroule donc au sein du premier club de Chicago où les employées portent les oreilles et la queue de lapin. Elles ne sont ni call-girls, ni serveuses, elles sont des bunnies.

Avec un contexte pareil, il apparaît évident que la série souhaite nous emmener dans un univers qui se veut à la fois sophistiqué, glamour et old school – le club reposant sur le fait qu’il faut être le propriétaire d’une clé pour y avoir accès. L’exclusivité du lieu devrait participer à lui donner du cachet, mais derrière les costumes et la scène, The Playboy Club n’a pas grand-chose à offrir.

Malgré le fait que l’ensemble s’ouvre avec un meurtre, le pilote se noie donc rapidement dans les mauvais dialogues et peine à trouver un rythme – que la musique n’arrive même pas à amorcer, juste à rappeler l’absence.

Bunny Maureen est une nouvelle employée du club qui a quitté sa petite ville pour tenter sa chance à Chicago. Elle rêve de scène, mais son existence va être bousculée après avoir été agressée par un homme qu’elle va accidentellement tuer et qui se révèle être le chef de la mafia locale. Nick Dalton, introduit comme un parti de rêve, mais qui manque singulièrement de présence, la pousse à ne pas appeler la police (enfin, cela ne lui a pas demandé beaucoup d’efforts) pour se débarrasser du corps. Le duo est donc à tout jamais lié par cet acte qui va forcément les hanter et leur compliquer le quotidien. En tout cas, la grossièreté de l’écriture tente de le présenter ainsi, abusant des stéréotypes mafieux pour développer un climat qui se veut par moment oppressant, mais ne prend pas. La menace est là, si ce n’est qu’elle ne touche pas, à l’image de quasiment tout ce qui se déroule au club.

Les bunnies ont des rêves et des idées, elles occupent soi-disant une place privilégiée, mais le pilote se contente surtout de nous signifier que cela paie bien et que, pour un temps du moins, elles sont invitées à la fête. Pas de quoi s’extasier sur cet univers qui se révèle au final trop lisse, même quand le sang a été versé. Les petites histoires des unes et des autres sont étouffées par la mise en avant de Maureen, Nick, et d’une certaine façon, Carol-Lynne, promue Bunny Mother, faux et ennuyeux triangle amoureux où chacun représente une partie différente du club sans pour autant lui donner vie.

Entre un manque de rythme, une absence de paillettes et une incapacité à intéresser, le pilote de The Playboy Club n’est alors qu’un simple décor (voire une idée) sans âme.

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