The River – Pilot/Marbeley (1.01 & 1.02)

Par - Mercredi 8 février 2012 à 12:56
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The River 101 The River   Pilot/Marbeley (1.01 & 1.02)

Le célèbre explorateur Emmet Cole a disparu lors de sa dernière expédition sur l’Amazone. Six mois plus tard, sa femme entraine leur fils et une équipe de tournage à sa recherche. Rapidement, ils vont se retrouver face à des forces surnaturelles.

Oren Peli et Michael R. Perry, le duo connu pour son travail sur la série de films Paranormal Activity, portent le désormais classique format « vidéos retrouvées » – ou Found Footage en anglais – sur le petit écran avec l’histoire d’une équipe de tournage qui part à la recherche d’une autre équipe de tournage. On a ainsi un documentaire retrouvé avec des vidéos retrouvées dedans. C’est très méta tout ça.

Quoi qu’il en soit, The River est avant tout une série d’aventure fantastique. Les éléments surnaturels sont introduits sans tarder, et ils ne sont pas remis en cause d’ailleurs. Personne n’essaie réellement de rationaliser ce qui se passe, ce qui fait qu’il est préférable d’embrasser pleinement le concept pour ne pas être agacé par tout un tas de questions qui sont pertinentes, mais qui ne seront pas posées.

On débute avec un petit montage qui nous explique qui était Emmet Cole et la place de sa famille et de son émission tv dans sa vie. Sa disparition est vite couverte pour justifier sans tarder la formation de l’expédition de sauvetage six mois après le drame. Le travail d’exposition fait par le pilote est ainsi vraiment efficace et on plonge sans perdre une minute dans l’aventure avec des personnages qui sont rapidement identifiés et identifiables. On nous suggère que certains ont des secrets, mais c’est très léger, car la plus grosse inconnue est devant eux.

Nous avons donc la famille Cole avec Tess et Lincoln, la mère et le fils ; Clark, le producteur ; Emilio, le mécanicien et Jahel, sa fille superstitieuse qui ne parle pas anglais ; Lena, la fille du caméraman qui a disparu avec Emmet ; Adjay, le nouveau cameraman ; Kurt, le bras armé de l’expédition ; et Jed, le second caméraman.

Le concept fait que le développement des personnages est secondaire, mais pas absent, tout particulièrement quand la tension retombe et que les extraits des vieilles émissions d’Emmet nous exposent sa vie de famille. Tout le monde tient une place logique bien définie. Un peu trop d’ailleurs, car même si l’efficacité est indéniable, la caricature est de mise à un certain point. Cela permet certes de nous immerger dans l’intrigue sans nous encombrer de détails, mais il apparait surtout que les scénaristes misent plus sur les twists et les effets de styles que sur le drame humain.

Le second épisode illustrera cela sans tarder. La recherche se poursuit et on se retrouve rapidement dans un environnement optimisé pour provoquer des sursauts. La réalisation joue plus avec le décor qu’avec ceux qui l’occupent, transformant par moment les protagonistes en de simples accessoires. Dans ce sens, il n’est pas surprenant de voir que tout le monde semble encaisser sans trop de difficultés les choses les plus folles, de la jeune fille qui sert de conduit de communication au fantôme qui se cherche une maman. Ici, ce qui compte c’est avant tout l’immersion totale.

Les partis pris créatifs sont donc totalement assumés, ce qui fait que l’on sait dès le départ ce que l’on va avoir avec The River. On nous promet de l’aventure, des frissons et des twists tordus, le tout dans un simple esprit de divertissement et appuyé par des décors véritablement dépaysants et un casting solide. Avec huit épisodes pour cette première saison, le voyage s’annonce intense et au niveau des ambitions affichées.

The River – Pilot/Marbeley (1.01 & 1.02)

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date de maj Mise à jour le : 12 avril 2012.
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À propos de l'auteur, Fabien.

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Les 4 commentaires sur cet article

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  • avatarEclair
    8/2/2012 @ 13:23

    Pour ma part j’ai du mal à digérer beaucoup d’aspects.
    - Premièrement, la mise en scène. Non seulement elle donne mal à la tête, mais en plus elle ne sert à rien, le réalisateur lui-même est obligé de briser ses propres codes, réduisant à néant tout l’aspect docu-réaliste.
    - Deuxièmement, le scénario, qui lorgne vers les effets plutôt que la réflexion, y compris sur le fil rouge de la recherche des disparus. Non mais franchement, le coup de fille qui parle et la centaine de cassettes audios sous le pied, c’est tout simplement beaucoup trop facile pour orienter le sauvetage à n’importe quel moment.
    - Troisièmement, les personnages, inconsistants, et incohérents, qui changent d’avis comme de chemise face au danger, et dont le background stéréotypé apparait davantage comme une excuse pour justifier leurs comportements et non comme des traits de caractères.
    - Quatrièmement, les mystères résolus en deux secondes par des personnes capables de vous réciter dans l’urgence des légendes amazoniennes de plusieurs siècles.
    Ça fait beaucoup, même pour un « guilty pleasure » (et pourtant j’aime pas ce terme).

  • avatarMuriell812
    8/2/2012 @ 14:50

    Je n’ai pas frissonné, encore moins sursauté. Par contre, je me suis ennuyée ferme. Bref, cette série n’est pas pour moi !

  • avatarWilelmina
    9/2/2012 @ 14:45

    C’était vraiment pas désagréable. Casting costaud et décor inhabituel y sont pour beaucoup. Plus le côté documenteur raté, qui permet de jouer avec le méta (« we just got second season ») et les clichés du genre. Le travail sur l’image, le montage sont assez réussis, nerveux quand il faut, variant les effets avec beaucoup d’efficacité. Le genre horrifique n’est jamais gage de qualité ou de réflexion poussée: on veut juste rire de la bêtise des protagonistes et sursauter de temps en temps. Si en plus on peut regarder Paul Blackthorne et Thomas Kretschmann…

  • avatarviviane001
    2/7/2012 @ 14:53

    J’étais très impatient … la déception est à la hauteur de cette attente. J’avoue avoir décroché après le deuxième épisode. Comme dit plus haut, on ne sort pas indemne de la vision de cette série … on a mal aux yeux tant ils sont sollicités par une mise en scène anarchique.

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