The Sarah Connor Chronicles – Dungeons & Dragons (1.06)
Derek Reese est toujours mourant, blessé par balle. Alors que Charley tente d’extraire le projectile, les souvenirs de la guerre contre Skynet lui reviennent. Il combattait aux côtés de Kyle, son frère, le père de John. Après une attaque, ce dernier n’est jamais revenu. Sarah essaie d’expliquer la situation à Charley.

Cet épisode va commencer à explorer une partie de l’histoire qui n’a que rarement été développée, dans la série, ou dans les films, à savoir, la guerre contre Skynet. On avait une idée globale de ce qui s’y passait, mais jusqu’alors, rien de véritablement concret. Pour le coup, c’est légèrement décevant, car on voudrait en voir plus. L’histoire suit Derek Reese, forcément, ce qui limite nos découvertes, mais cela sera suffisant pour expliquer la mort d’Andy Goode.

Il était assez clair que ce dernier n’avait pas été tué par un Terminator, la méthodologie ne collait pas. À la moitié de l’épisode, tout devient clair, mais pour ceux qui n’auraient pas suivi, la dernière image de l’épisode l’explicite.

Derek Reese semble être bien plus complexe qu’il n’y paraissait au premier abord, et il est fort probable que l’on continue à découvrir les éléments qui l’ont mené jusqu’à Sarah et John. C’est un peu présomptueux, mais la présence d’un acteur comme André Royo parmi le groupe de combattants du futur, renvoyés dans le passé, laisse croire que l’on aura l’occasion de les revoir.

Côté révélations, c’est Charley Dixon qui en a une forte dose. Bien entendu, on se doutait qu’il reviendrait au cœur de l’intrigue et qu’il apprendrait la vérité. De façon assez surprenante, Dean Winters ne semble pas toujours à l’aise avec ses dialogues. Il est possible que le problème vienne du fait que l’on semble vouloir trop en dire. Ses réactions ne paraissent pas toujours naturelles, mais le découpage de l’épisode n’aide pas trop.

Les flashbacks vont et viennent avec des transitions pas toujours inspirées. Du coup, difficile d’avoir des repères temporels et de savoir sur combien de temps s’étalent les évènements de l’épisode. Pour ne rien arranger, chaque personnage semble vouloir faire bande à part. John se prend la tête avec son histoire familiale. Charley passe d’un protagoniste à l’autre, sans grande conviction, pour tenter de montrer qu’il assimile les informations. Sarah semble empreinte de mélancolie. Et pour finir, Cameron nous la joue « creepy » avec une pointe de mystère. Un des flashbacks la montre dans la base de John Connor déjà reprogrammée, mais on nous insinue que ce genre de reprogrammation a des ratés. Tout ça pour amplifier le sentiment de duplicité qui semble l’animer, mais on a du mal à y adhérer. Le problème étant que l’on ignore le but ultime de sa mission, et ses à-côtés. On voudrait nous insinuer un doute, sans renforcer les fondements de son histoire. Bref, changements de directions pour le personnage, ou tentative de manipulation du spectateur, à voir.

Au final, l’épisode apporte quelques éclaircissements, et donc, quelques pistes pour la suite, mais sa construction n’est pas des plus réussis.