The Sarah Connor Chronicles – The Turk (1.03)
Sarah retourne voir la veuve de Myles Dyson pour lui demander de l’aide. Cette dernière va identifier un homme qui a connu son mari. Ce dernier développe un ordinateur, The Turk, qui joue aux échecs. John et Cameron font leur premier jour au lycée, et tentent de s’intégrer dans ce nouvel univers.

L’épisode fait un parallèle avec l’histoire des constructeurs de la bombe atomique. Intéressant, mais légèrement pompeux à la fin. On sait tous ce que Sarah Connor ferait si elle devait se retrouver face à l’instigateur, direct ou indirect d’une catastrophe. Elle lui collerait une balle en pleine tête sans sourciller. C’est pour ça que son intrigue est à la fois intéressante, mais pas totalement cohérente.

Après la découverte de la machine d’Andy, on aurait pensé qu’elle le reverrait pour le liquider, mais non. Alors, est-ce une conséquence de sa discussion avec la veuve Dyson, serait-ce par attachement pour le jeune homme, ou alors, peut-être que comme nous, elle ne pense pas qu’il soit coupable. Le liquider directement aurait été plus logique, et presque plus naturel pour elle. La question est donc de savoir si la série veut tendre vers une modération du personnage pour être plus « morale », ou est-ce que cela s’inscrit dans une logique d’évolution de Sarah Connor ?

J’aime à croire à la seconde solution. Penser que John a de l’influence sur sa mère et que cette histoire de cancer la pousse à revoir sa vision des choses. Bien sûr, il ne faudrait pas qu’elle devienne une chochotte (pour plaire au network), mais cela pourrait complexifier l’histoire.

Bref, nous verrons bien ce qu’il en est rapidement. Pendant ce temps-là, le Terminator se refait une peau dans cette partie de l’histoire qui n’a pas grand-chose de logique. J’aime à croire que ça servira par la suite, qu’il y a une bonne raison à toute cette mise en scène, que renvoyer un Terminator du futur était plus compliqué… En gros, attendons.

John et Cameron, eux, ils vont à l’école. Je ne cautionnerais pas ce choix scénaristique, mais il donne à la Terminator quelques scènes intéressantes et légèrement comiques. Du côté de John, et bien, il a l’occasion d’acquérir une personnalité, ça ne lui fait pas de mal. Ce n’est pas tant qu’il va se comporter en élève modèle, non, au lycée, il est un cliché ambulant, mais chez lui, face à sa mère, il va montrer qu’il n’est pas aussi stupide qu’il en a l’air, et qu’il a aussi des opinions.

L’agent Ellison du FBI a une place plus importante cette fois-ci. Je suppose qu’il va bientôt revenir sur la trace des Connor. Il a l’air un peu perdu, moins sûr de lui qu’en 1999, mais il semblerait que sa carrière n’ait pas évolué dans le bon sens. Sera-t-il plus enclin à croire aux robots du futur maintenant ?

Ce troisième épisode manque un peu d’action, pas que je trouve qu’il soit indispensable d’en avoir, mais jusque-là, la série se présentait comme une « série d’action », justement. L’intrigue générale tient la route, mais les secondaires ont tendance à ne pas être très convaincantes. On note que quelques détails sont parsemés ici où là, comme le bras tatoué d’un code-barre aperçu furtivement. L’épisode manque quand même un peu d’intérêt, mais c’est peut-être moi qui en attends trop.

P.S.: Catherine Dent, Danny Sofer dans The Shield, joue le rôle d’une agent du FBI.